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Ce blog est un espace de lecture, d'écriture, de création,
autour des romans ayant obtenu le Prix Goncourt des Lycéens ces dernières années.

Il est l'oeuvre des élèves de différentes classes de l'Académie de Rennes
engagés dans l'étude d'un roman d'aujourd'hui :

http://blogs.mollat.com/litterature/files/sylvie-germain.jpg
SYLVIE GERMAIN, Magnus
(Prix Goncourt des Lycéens 2005)



LEONORA MIANO, Contours du jour qui vient
(Prix Goncourt des Lycéens 2006)


PHILIPPE CLAUDEL,
Le rapport de Brodeck
(Prix Goncourt des Lycéens 2007)
Jeudi 17 février 4 17 /02 /Fév 08:38

 

http://www.gif-anime.org/im/gif/webmaster/new/new29.gif

 

L'aventure pédagogique autour du roman d'aujourd'hui continue !

 

Autour de Philippe Claudel :

 

http://crdp.ac-rennes.fr/crdp/services/editions/produits/RDA/CouvRDA.jpg

 

 

Autour de Laurent Gaudé :

 

 

http://data3.blog.de/media/225/2403225_18c6402baf_s.jpeg

 

Cliquer sur les images

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Par Immédiatement Contemporain - Publié dans : Présentations - Actualités
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Lundi 9 novembre 1 09 /11 /Nov 14:05

 

 

 


Le 22e prix Goncourt des lycéens a été décerné lundi 9 novembre 2009  à Jean-Michel Guenassia pour son roman Le club des incorrigibles optimistes (Albin Michel).


Le jury a élu ce premier roman au premier tour de scrutin, en présence de l'académicienne Françoise Chandernagor. Cinq auteurs étaient encore en lice après une première sélection effectuée par les délégations régionales de lycéens : David Foenkinos, Yannick Haenel, Véronique Ovaldé, Delphine De Vigan et Jean-Michel Guenassia, qui a été choisi par les 13 lycéens membres du jury de ce Goncourt des lycéens 2009.


L'annonce du prix s'est faite depuis le centre culturel les Champs Libres, à Rennes.


 

Source image

 

 

Le club des incorrigibles optimistes est le premier roman d'un presque débutant de 60 ans (il a publié un roman policier en 1986) : il s'agit d'une fresque historique dont l'action se situe dans les années 50-60, autour d'émigrés originaires d'Europe de l'est, réfugiés politiques à Paris.

 


Voici quelques jugements critiques de lycéens de Pontivy :

Constance :


          J'ai commencé par le plus gros en me disant que se serait le plus long à lire (logique : la durée dépendant de la longueur, les livres les plus épais sont aussi les plus longs à lire). Mais non. La lecture ne répond pas aux règles mathématiques les plus simples, et c'est un vrai bonheur. Le club des incorrigibles optimistes présente une telle facilité de lecture (la narration est simple puisque le narrateur est un jeune lycéen), d'identification (toujours grâce à notre jeune narrateur) et d'aussi authentiques histoires que nous n'avons jamais envie de nous arrêter (ce qui explique que je l'ai lu en deux jours et demi). D'ailleurs, si j'ai fait des pauses à un moment ou à un autre, ce n'était que pour répondre à des besoins vitaux (manger, dormir, faire la fête...). La nuit dernière, par exemple, je me suis endormie lumière allumée et lunettes sur le nez à 3h du matin, le livre posé à côté de moi.
           Un avis personnel ? Je ne sais pas trop quoi dire. Peut-être un conseil : à lire absolument et au plus vite. Vraiment, c'est un livre formidable, impossible à lacher. Bon, je vais en faire un résumé, ça sera plus simple.
           Nous sommes au début des années 60. Au milieu de la guerre froide et de la guerre d'Algérie : en France. Un jeune lycéen nous raconte sa rencontre avec une flopée de personnages : les amis de son grand-frère, d'abord, puis un groupe étrange de joueurs d'échecs : les incorrigibles optimistes. Ce sont des émigrés de l'Est, pour la plupart clandestins. Ils se retrouvent dans l'arrière-salle du Balto pour jouer aux échecs et surtout oublier le pays où ils ont tout laissé. Entre parties de baby-foot, petite amie, adieux aux amis qui partent pour l'Algérie, des bribes de leurs histoires se révèlent aux gré des conversations. Ces hommes qui veulent tout oublier ramènent avec eux remords et rancune contre d'autres...

Guillaume :

Un livre que j'ai trouvé excellent, très agréable à lire malgré son volume imposant. Avec le même enthousiasme que ci-dessus je recommande sa lecture à quiconque pourra le lire. Dans le cas contraire il passerait à coté d'un ouvrage superbe teinté d'amitié, de famille, d'amours et de drames.

Adrien :
J'ai trouvé géniale la façon dont le roman oscille entre les personnages, les lieux, les années et même les ambiances. Cela de façon trés naturelle. A aucun moment, on se sent tomber ou face à un mur. Tout est fluide et si rien d'exterieur ne pourrait interrompre sa lecture, il se lirait facilement d'une traite. Que les passages mentionnent l'adolescence de Michel, les rapports "politico-familiaux" ou les anecdotes sur la Guerre Froide, on passe souvent du sourire à la grimace. C'est aussi extraordinaire de se faufiler dans les coulisses de l'URSS et comprendre la vie des gens lors des purges, cela par une conversation aussi bien qu'une lettre de testament.  

Nolwenn :

L'histoire écrite avec des mots simples est très interessante car on nous parle ici de ce qui s'est passé en URSS avec quelques annecdotes sur la guerre d'Algérie, ce qui n'empêche pas la fluiditée du roman.

Ewana :

Je ne sais par où commencer. Peut-être simplement par dire que ce livre est génial. La lecture est facile mais raconte plusieurs histoires tragiques, d'homme qui ont tous quittés pour survivre. Malgré l'horreur de ces histoires et ces vies bouleversées, on sourit à la lecture de ce livre (ou tout l'inverse parfois); ces vieux "cocos" restent des optimistes , d'incorrigibles optimistes qui continuent de vivre pleinement leurs vies. Peut-être que la morale de ce livre se veut optimiste car la vie est parfois injuste et triste mais il faut continuer de la vivre et d'en profietr tant qu'on est vivant ...

Eurielle :

Alors là c'est du lourd j'ai envie de dire! Ce livre est magique! J'ai été absorbé dedans ce n'est pas possible... Aah je n'arrive pas à m'exprimer! Il est excellent! J'ai aimé ces personnages, leurs histoires, toutes leurs histoires! Je me suis attaché à ces personnages, surtout Michel évidemment dans lequel je pense que nous pouvons tous un peu nous retrouver, non? J'ai beaucoup ri, crié, devenue folle... de ce livre. Il est riche! Il y a tant d'histoires! Maintenant, on ne peut qu'être optimiste, n'est ce pas? hahahaha!




Interview de Jean-Michel Guenassia sur son roman, Le Club des Incorrigibles Optimistes
Par Immédiatement Contemporain - Publié dans : Présentations - Actualités
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Dimanche 20 septembre 7 20 /09 /Sep 23:30




Un puzzle virtuose


Catherine Cusset, dans son roman  Un brillant avenir , nous dessine le portrait d’Elena. Une jeune femme née en Bessarabie dans les années 1930, qui consacre sa vie à la conquête du bonheur. Après avoir reçu un diplôme d’ingénieur en physique nucléaire et s’être mariée à un jeune juif, malgré les réticences de sa famille, Elena ne rêve plus que de liberté. L’histoire se déroule des années 40 jusqu’à aujourd’hui. Bien que l’ordre chronologique ne soit pas respecté, le lecteur n’est jamais perdu. Au contraire, il se laisse promener dans un virtuose puzzle. Il voyage entre la Roumanie de Ceausescu, l’Israël qui est la terre promise de Jacob son mari, la France mais aussi et surtout les Etats-Unis, son eldorado. Dans cette bousculade des époques, le suspense est permanent. On dispose du début et de la fin. On veut avancer pour pouvoir rassembler les bouts du puzzle.

Un brillant avenir, est celui qu’Elena, devenue Helen en obtenant à quarante ans la nationalité américaine, veut offrir à son fils, Alexandru, après ses études à Harvard. Mais c’est sans compter sur l’arrivée de Marie, la fiancée française, à laquelle Helen voue, de prime abord, une haine sans limites. Puisque pour elle, Marie représente cette France « fermée et élitiste ». De plus, elle craint que la jeune femme emmène son fils de l’autre côté de l’Atlantique et brise ce brillant avenir, ce qui est pour Helen et Jacob impensable, après tous les sacrifices qu’ils ont faits : la fuite de la tyrannie, les angoisses de la guerre, les persécutions antisémites, la dureté de l’exil et enfin la jouissance de la liberté. Petit à petit, Helen et Marie s’apprivoisent, se comprennent et se surprennent à se trouver des points communs ; à commencer par leur amour pour Alexandru. L’auteur restitue ici avec brio cette danse qu’est le trio mère, fils, belle-fille. Au-delà du conflit entre la mère trop protectrice et la belle fille indomptable, c’est une submersion dans la volonté absolue d’être soi, de se rester fidèle, de se forger une identité qui ne craint aucune frontière.

Avec cette écriture simplifiée, l’auteur mène d’une main de maître le bouleversant destin de cette femme dont la vie devient de plus en plus dense à chaque épreuve traversée. On s’attache à Helen, elle qui est pourtant possessive, impérieuse et qui ne recule devant rien pour ce qu’elle croit être le bonheur de son fils unique. De ce roman, éclosent de superbes portraits de femmes. Elena-Helen, Marie (et aussi, Camille, la petite-fille), la grand-mère d’Elena, et la « fausse-vraie » mère, qu’Elena ne voudra plus jamais revoir.

Au final, pour sans doute, ne pas mourir de chagrin et faire face à la déchéance de Jacob, Elena se ment à elle-même. Elle s’invente des fatigues, pour fuir la réalité, se brûle des cigarettes pour enfumer un peu plus ses journées, se ferme sur elle-même pour oublier un peu les autres, ceux qu’elle redoute tant… Mais laisse, malgré tout son cœur s’épancher à la chaleur que lui apporte sa petite-fille. Ce roman, d’une extrême beauté, particulièrement vif et mélancolique puise sa force et sa singularité non dans la parole et la vérité mais dans le silence, presque à la lisière du mensonge et de la solitude. Quand le livre est terminé, Elena a laissé son empreinte dans votre univers.

 

Par Immédiatement Contemporain - Publié dans : Journal de Bord Goncourt Lycéens 2008 des 1ères S2
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Dimanche 20 septembre 7 20 /09 /Sep 23:07





Nous voilà donc partis en direction de Rennes pour la 21ème rencontre du prix Goncourt des lycéens. Pendant deux jours, nous allons pouvoir rencontrer des auteurs, des éditeurs et autres critiques littéraires. 14 classes du Grand Ouest ont ainsi fait le déplacement pour l'occasion.

La journée a débuté par le visionnage de courts-métrages pour certains, et  par la préparation de questions destinées aux divers auteurs présents pour d'autres. Se sont pliés au jeu des questions au cours de ce premier jour des auteurs comme Del Amo ou Alain Joubert.


Cette journée fut également marquée par la rencontre avec un éditeur de chez Gallimard qui nous a présenté son métier mais aussi et surtout par la victoire de Marie au concours des critiques littéraires. Son "puzzle virtuose", critique de l'oeuvre de Catherine Cusset, Un brillant avenir lui a permis de rencontrer l'auteur en tête à tête. Marie a ainsi enchaîné au cours de la journée interviews télé, séances photos...

 

 

Une journée riche en émotions, qui s'est poursuivie par une soirée détente à la patinoire mais qui s'est plutôt mal terminée pour certaines personnes, qui en ont vu de toutes les couleurs (enfin, surtout du blanc, mais de trop près, à leur goût !... ^^ )

 

 

Par Immédiatement Contemporain - Publié dans : Journal de Bord Goncourt Lycéens 2008 des 1ères S2
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Dimanche 20 septembre 7 20 /09 /Sep 23:01



Souvenez-vous ....

Souvenez-vous ce vendredi 12 septembre 2008, il y a plus de 2 mois déjà, lorsque tout a commencé : je vous avais promis l'aventure et des découvertes, et je crois pouvoir dire aujourd'hui que je ne m'étais pas trompé !..

Le tout est de s'entendre sur ce qu'est une aventure, et plus particulièrement l'aventure de la lecture : car on peut être à la recherche d'un trésor antique, et se retrouver avec un goût de cendre dans la bouche. Ce fut le cas, faut-il croire, des téméraires qui lirent Une nuit à Pompéi, qu'ils jugèrent un peu trop volcanique à leur goût ; pourtant, on ne tombe pas forcément sur des ruines, semble-t-il, quand on passe une nuit à Pompéi ...
D'autres, pensant y trouver la voix du Prince, à défaut de la voie royale, ont voulu se laisser bercer par Le rêve de Machiavel. Mais celui-ci, hélas, tourna assez vite au cauchemar !...
Pour d'autres encore, le Goncourt Lycéen fut vécu comme un Jour de Souffrance, je l'ai bien remarqué. C'est oublier qu'un jour de souffrance, comme l'indique Catherine Millet, c'est une fenêtre ouverte sur l'extérieur. Or qui veut vraiment vivre l'aventure ne doit pas s'attendre à ce que le trésor vienne tout seul à lui ; sans quoi ce serait un bien triste trésor. Dans la quête au trésor, c'est avant tout la quête qui compte. Pour bien savourer l'aventure, il faut donner de soi, et trouver la bonne démarche, pour mieux se délecter du paysage.
L'aventure, en somme, c'est toute une éducation. Une éducation libertine, même, parfois, qui n'aura peut-être pas trop été du goût des lecteurs du Lycée Loth, mais cela n'aura pas été le cas ailleurs. C'est pourquoi les échanges et le partage des points de vue permettent encore d'étendre l'aventure à des horizons inconnus jusque-là.


Pour certains, l'aventure mène aussi à la méditation et au silence de Mahomet, qui s'est montré à nous sous de multiples formes, en fonction des regards que d'autres auront portés sur lui, pour mieux nous le dévoiler.
D'autres auraient bien dévoré les 15 livres de la sélection et se voyaient déjà beaux comme Un chasseur de lion ; pourtant, il leur a bien fallu admettre que le sieur Pertuiset, ils ne pouvaient plus le voir en peinture, et qu'ils ont eu du mal à l'encadrer.
Mais d'autres encore se sont pris au jeu de la lecture, et sont tombés sous sa fascination, et même sa Domination.
Je n'allais pas leur jeter la pierre, à ceux qui s'armèrent de patience, et qui auront compris, en cours de route, qu'un livre peut ressembler à une Syngué Sabour : il peut se faire complice, confident des émotions les plus intimes et que lire ne consiste pas simplement à déchiffrer des mots, mais surtout à défricher son âme (qui n'est jamais ni toute noire, ni toute blanche ; rappelez-vous !....)
Vous l'aurez compris, une telle aventure n'est pas de tout repos. On croyait pouvoir faire La traversée du Mozambique par temps calme, finalement, on aura eu droit à l'élaboration d'un dossier, qui a demandé des recherches, une rencontre avec les lecteurs adultes de la Bibliothèque Municipale, qui aura été préparé avec ardeur, mais appréhension aussi (mais quel bon entraînement pour l'oral de bac !...) et la rédaction d'une critique littéraire. De tout ce travail, certains en sont sortis le corps fourbu, et Qui touche à mon corps, je le tue.
Mais tout cela n'aura pas été fait en vain : ce qui fait la valeur d'une telle aventure, au-delà du Prix Littéraire, c'est surtout le prix de l'effort qu'on lui consacre. Comme le dit le proverbe, il faut souffrir pour être beau. Mais n'est-ce pas à ce prix qu'est La beauté du monde ?
Vous me direz, oui, mais il faut du temps (parfois toute une vie) pour trouver tout cela, pour franchir tous les obstacles, malgré nos handicaps. Et entre temps, on se demande bien Où on va papa ?
Je vous répondrai, que l'on va vers la Terre Promise. Celle des trois heureux élus. Et que même si, pendant quelques moments de fatigue, on croit l'avoir perdue, il ne faut jamais oublier que pourtant C'était notre terre.
Et que ce lieu béni, que chacun espère malgré les difficultés, même s'il faut pour cela franchir 750 pages, écrites en petits caractères de surcroît, ce monde presque idéal, c'est Là où les tigres sont chez eux.
Et ce n'est pas fini. Puisqu'il reste le meilleur pour la fin. Ces rencontre des 11 et 12 décembre, où vous pourrez aborder celles et ceux qui vous ont fait rêver, pester, méditer, réfléchir, rire ou pleurer.
Qu'y aura-t-il, au bout du chemin, au bout de l'aventure, au bout de vos vies lycéennes ? A quoi êtes-vous promis, par la suite ?
Qui peut le savoir ? L'aventure ne finit jamais tout à fait. Même si l'on en termine une, il s'agit d'en reprendre une autre, de poursuivre et d'agir pour ne pas simplement rêver sa vie, mais bien vivre son rêve.
Ce que je sais donc, c'est qu'au bout de notre chemin, se trouve Un brillant avenir et que je ne peux rien vous souhaiter de mieux.
Je vous souhaite donc à toutes et à tous, d'aller à la recherche de votre trésor, de payer le prix de l'effort qui s'impose pour cela, et de découvrir ce qui vous satisfera le mieux.
Vive l'aventure.
Et vive la lecture !
Merci

Laurent Urnauer

Par Immédiatement Contemporain - Publié dans : Journal de Bord Goncourt Lycéens 2008 des 1ères S2
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Dimanche 20 septembre 7 20 /09 /Sep 22:38
 



 











Au restaurant scolaire et en présence de tout nos partenaires. Un moment inoubliable de convivialité et de chaleureux sourires, après bien des efforts entrepris (mais jamais en vain … cela méritait bien une juste récompense !...

 












           
























Par Immédiatement Contemporain - Publié dans : Journal de Bord Goncourt Lycéens 2008 des 1ères S2
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Samedi 13 juin 6 13 /06 /Juin 05:37
« En chacun la voix du souffleur murmure en sourdine, incognito - voix apocryphe qui peut apporter des nouvelles insoupçonnées du monde, des autres et de soi-même, pour peu qu'on tende l'oreille.

Ecrire, c'est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au coeur des mots.»

(Ouverture)



A découvrir en vidéo :
des montages de couvertures imaginaires et de lectures orales
du roman de Sylvie Germain
Magnus.

















Ce silence n'est ni pur ni paisible ,

une rumeur y chuchote tout bas

[ ... ]
un vent de voix ,
une polyphonie de souffles
.


link

[Cf  la fin du livre quand Magnus se retrouve avec Frère Jean dans la forêt

et qu'il doit entendre le son d' une feuille qui tombe au sol ... Le silence . ]


(Laura)


Par Immédiatement Contemporain - Publié dans : Sylvie GERMAIN
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Jeudi 11 juin 4 11 /06 /Juin 15:00
Cliquez sur les images
pour découvrir les travaux réalisés
par des secondes du Lycée Joseph Loth à Pontivy
 autour du roman Thérèse Raquin.





WEBRADIO :





VIDEO :





PRESSE ECRITE :











Par Seconde A - Pontivy
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Mercredi 10 juin 3 10 /06 /Juin 10:55
« Il ne fuit plus,
il part au-devant de son nom
qui toujours le précède »

(Fragment 29)














pour découvrir un diaporama
autour de la reconstruction
dans le roman Magnus de Sylvie Germain

avec des contributions de
Fanny, Juliette, Constance, Méline,
Logan, Charlotte, Youna, Denis,
Rachelle, Justine, Zoé, Louise,
Marianne, Sophie, Marie, Claire,
Marion, Boris, Julia, Paul,
Mathilde, Antoine, Schubert, Yannick,
Juan Rulfo, Lucie, Sandrine, Marine,
Jim Morrisson, Damien Rice, Morgane, Emmanuel,
Cécile, Avril, Dietrich Bonhoeffer, Fiona,
Laura, Saint-John Perse

...




Thésée et le Minotaure dans le Labyrinthe

 

 




"Ici commence l'histoire d'un homme qui ..."




Fulguration de Laura

Par Immédiatement Contemporain - Publié dans : Sylvie GERMAIN
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Dimanche 7 juin 7 07 /06 /Juin 14:05


Bonjour à tous ! Je suis de retour par ce temps froid et hivernal pour vous conter notre grande aventure du mercredi 26 Novembre 2008. Il est 13h30, et le petit groupe que nous sommes est au rendez-vous. Comme prévu, Jeanne, Marion, Yoan, Ronan et moi-même attendons Mr Urnauer à la grille bleue du lycée Joseph Loth. Pour passer le temps, nous discutons du programme de l’après-midi. En effet il promet d’être riche en émotions. Mr Urnauer nous a proposé de participer à une émission de radio à RBG ( pour les intimes ) ou plutôt Radio Bro Gwened. Nous avons pour mission de parler des livres les plus primés de la sélection Goncourt 2008 par la 1èS2. En tant que représentants de nos camarades, la tâche est dure mais pas impossible. Nous attendons donc lorsque soudain une voiture grise attire notre attention et … voilà Mr Urnauer qui arrive avec le sourire aux lèvres. Sourire qu’il garde jusqu’à ce qu’il se mette à réaliser que nous sommes 5 élèves. Hum… après 30 secondes d’intense réflexion une conclusion s’impose : on va se serrer ! Les sacs mis dans le coffre, Ronan prend place à l’avant tandis que Yoan, Jeanne, Marion et moi entrons avec difficulté à l’arrière de la voiture. Je me retrouve vite coincée en sandwich entre mes amis et … la portière de la voiture. Eclat de rire général, une photo s’impose.

Une fois la photo prise, notre professeur s’installe avec aisance au volant ( tandis que toujours coincés à l’arrière, nous peinons pour réussir à respirer ) et démarre le véhicule. 5 minutes et bien des virages plus tard, nous sommes ENFIN arrivés ( sains et saufs : qui l’eut cru ? ). La descente de la banquette arrière se fait beaucoup plus vite que la montée. Là, Mr Urnauer nous guide jusqu’à l’entrée VIP ( C’est vrai qu’il faut quand même un badge super sophistiqué pour y entrer ). On nous guide parmi les couloirs et les nombreuses pièces que comporte RBG puis on découvre enfin la fameuse salle d’enregistrement. Petite minute symbolique, après quoi je remarque que nous ne sommes pas les seuls invités conviés. Avec nous se trouvent aussi Mme Cadic accompagnée de 3 lectrices de la bibliothèque municipale de Pontivy ( de leurs prénoms : deux Monique et Marie-Madeleine ) ainsi que la célèbre Mme Le Villio ( toujours là quand il faut ). On passe derrière un grand rideau rouge puis on s’installe autour d’une table hexagonale. Je me retrouve assise à la gauche de Mr Urnauer qui dès le début s’empresse de me mettre un micro sous le nez. J’aperçois derrière moi, cachée par une immense glace, la dame de la régie. J’apprends par la suite qu’elle se nomme Cécile Goualle et que c’est grâce à elle que nos petites bourdes ne passent pas à l’antenne.


 Il est un peu plus de 14h, l’émission doit démarrer. Mr Urnauer prend la parole et décrit aux auditeurs le thème de l’émission d’aujourd’hui. Il passe le relais à Mme Le Villio qui nous présente le 1er livre ; celui primé par les lycéen : Un brillant avenir de Catherine Cusset. Les commentaires et les avis fusent, et les livres s’enchaînent. Le stress ressenti au début disparaît au fur et à mesure. Yoan fait preuve d’une étonnante sensibilité tandis que Marion et son calme m’épatent. La parole est distribuée à tout le monde bien que Mme Le Villio et Mr Urnauer soient assez bavards. Il est déjà presque 15h30 et je dois malheureusement m’en aller vers d’autres horizons. L’émission va se finir sans moi mais c’est quand même avec regrets que je quitte l’univers médiatique de RBG. Mr Urnauer me glisse avant de partir un petit merci ainsi qu’une invitation à revenir dès qu’il me plaira. Sans hésiter j’acquiesce car c’est avec plaisir que je reviendrai. Maintenant tous à vos postes de radio pour découvrir par vous-même notre fantastique expérience à la radio Bro Gwened !!
Par Immédiatement Contemporain - Publié dans : Journal de Bord Goncourt Lycéens 2008 des 1ères S2
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Dimanche 7 juin 7 07 /06 /Juin 11:26

 

 

 

"Juste ce souffle montant avec lenteur, avec ampleur, des profondeurs du corps concentré à l'extrême non sur lui-même, mais sur l'oubli de soi - sur une excavation, un évidement de soi. Et ce souffle s'affine, il s'allège, il est doux et pénétrant comme le son d'un hautbois. Un soupir de lumière s'échappant de l'obscurité, un sourire vocal tintant discrètement dans l'air. une exhalaison de silence."



SYLVIE GERMAIN, Magnus, Fragment 0, Folio Gallimard, p.254-257

 

 

 

 

 




pour accéder à un diaporama
autour d'un extrait du roman de Sylvie Germain

sur l'initiation de Magnus par Frère Jean


avec la participation de

Julia, Youna, Margot, Corentin,
Marion, la Bible, Giotto, Soulages,
J. Chevalier et A Gheerbrant, Célia Ricard,
Nolwenn, Klimt, Baudelaire,
José de Ribeira, Philippe de Champaigne,
Laura, Depeche Mode, Anaelle,
Méline, Fiona
...




Couverture imaginaire de Nolwenn




La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles ;

L'homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l'observent avec des regards familiers.


 

CHARLES BAUDELAIRE

Correspondances – Les Fleurs du Mal  (1857)




La rencontre d'Elie et de Dieu 1ère partie



La rencontre d'Elie et de Dieu 2ème partie





La plénitude se serait suicidée dans une giboulée de rêve.






Depeche Mode - Enjoy the silence

Par Immédiatement Contemporain - Publié dans : Sylvie GERMAIN
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Vendredi 5 juin 5 05 /06 /Juin 09:04

 

Source-image





Sur les trois romans



 

1- La mort de l’enfant est un élément récurrent et décisif de plusieurs de vos intrigues (Belle de jour et le bébé du narrateur dans les Âmes grises ; la petite fille de Monsieur Linh ; la mère et son bébé dans le train pour le camp, l’histoire du tailleur de Bilissi dans Le rapport de Brodeck ; Pierre, dans le film Il y a longtemps que je t’aime). Pourquoi ?

 

Ma réponse risque de vous sembler bien banale, mais je pense qu’elle est la principale explication : la mort de son enfant est sans doute le drame le plus terrible qu’un être puisse connaître dans sa vie. Il y a là une horreur indépassable en même temps qu’une rupture profonde de la logique de la chaîne de vie et de la succession des générations. Explorer cette tragédie dans ce que j’écris, c’est un peu comme essayer de m’en prémunir dans la vraie vie.

 


2 - Quelle importance donnez-vous aux titres de vos romans ?

 

Une grande importance. Ils ne sont jamais choisis au hasard. Il faut qu’ils sonnent bien à mon oreille, qu’il y ait un accord profond entre eux et le texte. Je les aime aussi parfois intrigants, poétiques, avec aussi des clins d’œil à d’autres œuvres aimées, comme c’était le cas pour Les âmes grises, qui rappellent Les Âmes mortes de Gogol, ou Les Âmes fortes de Giono.

 


3- Vous avez affirmé (aux Rencontres Goncourt) que vos romans (Les Âmes grises, la petite fille de Monsieur Linh, le rapport de Brodeck) forment une trilogie ; pouvez-vous expliciter les liens entre les 3 œuvres ?

 

Je les sens intimement reliés car, dans le processus et l’évolution de mon écriture et de la construction d’une narration, le premier m’a permis d’aller vers le deuxième, et les deux premiers vers le troisième. Les Âmes grises peuvent encore par certains aspects se rapprocher du genre du roman historique, en tout cas, c’est un véritable roman, au sens classique du terme (narration, effet de réel, dispositif de personnages, etc). La Petite fille de Monsieur Linh rappelle une sorte de conte philosophique, avec un effacement des repères spatiaux. Le rapport de Brodeck hérite des deux : une forte structure romanesque mais une parenté avec la fable qui le tire vers le récit parabolique. Sur le plan de la thématique, tous les trois tentent d’explorer la situation de l’homme devant la guerre, à côté d’elle, ou après elle. Par ailleurs, métaphoriquement ou directement, ils sont des miroirs de grandes tragédies du XXème siècle.


 

4- Le thème de l’exil, de l’étranger, de l’exclu est présent dans les 3 romans. Pourquoi ?

 

Je ne sais. Cela s’est fait comme cela. Je ne réfléchis jamais lorsque j’écris. J’écris de façon animale. Je pense que la situation de ceux qui souffrent me préoccupe davantage que celle des nantis. L’exclu est par excellence le souffrant. Je pense que mon écriture, sans que je le veuille vraiment, comporte une portée sociale et politique. C’est ma façon à moi de prendre place parmi les voix de la cité.


 
 

 


 5- On a le sentiment que vous aimez perdre votre lecteur dans la manière même dont vous écrivez vos œuvres (ex : les indices de la poupée dans La petite fille de Monsieur Linh, la fragmentation dans Le rapport de Brodeck) : est-ce volontaire ?

 

Pas vraiment. C’est avant tout avec moi-même que je joue. J’aime plonger dans les romans comme dans des eaux complexes et très noires. Parfois je m’y noie un peu, mais je refais surface. En tant que lecteur, j’aime les romans qui me déroutent et m’emmènent là où je ne pensais pas aller. Il n’est pas impossible qu’inconsciemment j’essaie de faire la même chose lorsque j’écris. L’idée de perturber un lecteur est une chose plaisante, surtout lorsque cette déstabilisation ouvre sur une faculté plus grande de conscience et de réflexion, et c’est bien cela qui est visé.



6- Le langage cinématographique joue-t-il un rôle dans l’écriture de vos romans, dans votre imaginaire d’écrivain ?

 

Dans mon imaginaire, sans doute. Dans l’écriture, parfois il me semble que oui : des scènes sont écrites comme pour être mises en scène, au sens cinématographique. Il y a aussi des procédés de montage que j’affectionne et qui s’invitent dans la construction de la narration. La lumière joue un grand rôle également. Mais je pense d’une façon générale que toutes les autres formes d’art (peinture, musique, photographie, etc) influencent mon écriture. Je suis et aime être un individu perméable. De tous les arts, il me semble tout de même que c’est à la peinture que j’emprunte le plus ses procédés et ses techniques.


 
7- Quel est l’enjeu de la temporalité telle que vous la construisez dans vos romans ?

Elle est rarement linéaire. J’aime la tordre, la rompre, la recoudre, comme on le fait lorsqu’on pense. Notre pensée n’est jamais linéaire. Elle est imprévisible. J’aime l’expression de Montaigne « procéder par sauts et gambades » L’écriture d’un roman est tout sauf un exercice d’asservissement. C’est le lieu absolu de la liberté. Ma façon de traiter le temps et la temporalité reflète cela, je crois.

 

 


Sur Les âmes grises
 
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8- En quoi vous êtes-vous inspiré du genre de la chronique pour l’écriture des Ames grises ?


En aucune façon. En tout cas consciemment
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Sur La petite Fille de Monsieur Linh


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9- "La petite fille de Monsieur Linh" nous a paru facile à lire, à une exception près, celle du point de vue. Par moments, on ne sait plus si c'est Monsieur Linh ou si c'est un poète qui transmet sa vision du monde. Comment avez-vous travaillé cette notion?

 

Je voulais en effet un texte facile à lire. En tout cas d’une apparente facilité. Mais c’est peut-être de tous les livres que j’ai écrits celui pour lequel j’ai le plus travaillé et retravaillé pour arriver à cela. La plupart du temps, c’est Monsieur Linh qui voit le monde. C’est une focalisation interne. Mais parfois, celle-ci se dédouble pour laisser un peu de place à la voix d’un narrateur qui se confondrait avec le personnage et avec l’auteur. Mais tout cela se fait assez naturellement, puisque quand j’écris ce livre, je deviens Monsieur Linh, je marche comme lui, je pense comme lui, j’ai peur comme lui et j’espère comme lui.


 

10-  En écrivant "La petite fille de Monsieur Linh" aviez-vous en tête un cadre spatio-temporel précis avant de recourir à l'indétermination du conte?

 

Non. Le but était vraiment d’être imprécis géographiquement, et un peu aussi temporellement. Je voulais que tous mes lecteurs dans le monde puissent ancrer cette histoire dans leur pays. Il ne faut pas oublier que ce texte a été écrit après que les âmes grises ont été traduites en plusieurs dizaines de langues. Soudain je prenais conscience que j’étais lu en dehors de mon pays. Ce livre s’est écrit aussi dans le rythme incessant des voyages autour du monde, comme Brodeck d’ailleurs, et cela n’est pas étranger à sa tonalité.


 

11-  En lisant votre roman, certains élèves de la classe ont été tentés par une lecture chrétienne de votre oeuvre. Pouvez-vous, dans la mesure du possible, préciser votre univers de croyance, votre rapport à la religion?  

 

Je suis un ancien croyant que la foi a abandonné. Un jour Dieu a mis la clé sous la porte et il est parti de chez moi, sans me donner de raison. Je garde tout des enseignements de la religion catholique, et de toutes les religions en général, le respect de l’autre, la fraternité, la compassion, la charité, etc. La seule chose que je n’ai plus, c’est Dieu, mais finalement, ce n’est peut-être pas la chose la plus importante. Dieu ne réside peut-être que dans son message.

 


12- Est-ce que vous souhaiteriez une adaptation cinématographique de votre roman ? Et si oui, comment envisagez-vous la chose ? (cela implique de répondre à la question : faut-il montrer qu'il s'agit d'une poupée ? quel est le regard porté sur Linh ?)

 

J’ai écrit une adaptation à la demande d’un producteur, il y a deux ans. Puis le producteur voulait que je la mette en scène moi-même. J’ai réfléchi longtemps et j’ai fini par dire non. Cela ne m’intéresse pas, ou pas pour le moment. Le plus difficile pour moi était d’imaginer à l’écran, le non lieu de cette ville. La poupée, certes, devait être montrée au bout d’une dizaine minutes, mais le fait de la voir ne me posait pas problème car je trouvais que cela rendait encore plus belle la relation entre les deux hommes : Monsieur Bark accepte la folie de Monsieur Linh, car l’amitié est plus forte que cela. Non, pour moi, la plus grande difficulté était de l’ordre du décor. Par ailleurs, il aurait fallu trouver un équivalent cinématographique pour traduire la poésie du livre et sa fragilité, je parle ici de style, et ce n’est pas évident. Mais de toute façon, d’une façon générale, je fais tout la plupart du temps pour décourager les adaptations de mes livres à l’écran. Pour Les Âmes grises, c’était un peu différent, car c’était un ami, Yves Angelo, qui voulait l’adapter, et j’aime beaucoup son univers cinématographique.

 



Sur Le Rapport de Brodeck

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13- Qu’incarne le personnage de l’Anderer ? Qui est-il pour vous ?
 

Il y a plusieurs lectures possibles : la figure de l’étranger, celle de l’artiste dont la mission est de dévoiler des vérités dérangeantes, une figure christique, un double du narrateur, une création du narrateur devenue fou, et d’autres sans doute.

14- Que représentent la disparition et le retour des renards dans Le rapport de Brodeck ?

J’aime les mystères. C’en est un. On n’est pas obligé de tout expliquer, de tout comprendre. Je voulais des renards dans ce livre, allez savoir pourquoi ? Leur disparition est comme un écho à celle de l’espèce humaine. Ils sont exterminés par un mal inconnu, ou se suicident, mais au final, il en reste un tout de même.

 

15- En écrivant à la fin du rapport de Brodeck que le héros « portait toutes (les) trois (femmes) sans mal » dans ses bras, insinuez-vous que Brodeck a rêvé ses amours, comme Linh rêvait sa petite fille, comme le tailleur de Bilissi rêvait la sienne ?

Non,  c’était plutôt une réminiscence de la fuite d’Enée. Il quitte Troie en flammes avec son  vieux père sur ses épaules, et son fils.

16- Quels sont les auteurs qui vous ont inspiré dans l’écriture de ce roman ?

Je ne pense jamais à des auteurs en écrivant. Ce serait dramatique. Mais en relisant, parfois je trouve des clins d’œil, ici à Mario Rigoni Stern, à Rousseau, à Kafka, à pas mal de peintres aussi, comme Caspar David Friedrich, les primitifs hollandais. On ne fait que redire vous savez !

 


17- Connaissez-vous notamment Yvonne, princesse de Bourgogne de Witold Gombrovicz et le personnage éponyme, proche de l’Anderer ?

 
De titre seulement. Mais jamais lu.

 


18- La langue de Brodeck est-elle l’alsacien ?


Non. C’est une langue inventée pour les besoins du roman. Il était important qu’elle vienne de nulle part. J’ai simplement pris de l’allemand que j’ai déformé. Beaucoup de lecteurs ont cru reconnaître certains dialectes alémaniques. C’était assez cocasse.

 

 

 
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Par Immédiatement Contemporain - Publié dans : Philippe CLAUDEL
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Mercredi 3 juin 3 03 /06 /Juin 10:40

« Une esquisse de portrait, un récit en désordre, ponctué de blancs, de trous, scandé d’échos, et à la fin s'effrangeant. » (Ouverture)













pour découvrir un diaporama
autour de la déconstruction
dans le roman Magnus de Sylvie Germain

avec des productions de
Lucie, Adriana, Emmanuel,
Rachelle, Logan, Claire,
Sandrine, Justine, Pauline,
Fanny, Baptiste, Julien,
Anaelle, Lisa, Florian,
Clara, Yu, Thibaut

...




Des milliers d'images,

un grand vide.

Il est inconnu à lui même.

Le doute se déplie,

s'étend à tout son être,

le ronge.


Réécriture par Adriana


Par Immédiatement Contemporain - Publié dans : Sylvie GERMAIN
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Dimanche 31 mai 7 31 /05 /Mai 00:40
 


Fragments enfantins.


Bonheur maquillé de noir ensanglanté.


"Une douceur qui pue la mort."

Mémoire incendiée.

Danser avec la mort.


L'inconnue maternelle.

May.

Des voix.




La polyphonie fantomèsque.

Recommencement mortuaire.
Par Claire - Publié dans : Sylvie GERMAIN
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Samedi 30 mai 6 30 /05 /Mai 07:32


Pedro, est un chien de petite taille, au doux pelage, marron, noir et blanc légèrement encrassé sur le ventre. Le marron est étrangement symétrique sur la tête. Il dégage une odeur de chair.
 Ses oreilles sont molles et cousues au niveau des tempes. Elles sont marrons auburnes et leurs bouts sont arqués de noir. Elles sont intactes. Ses pattes sont moelleuses et remplies de petites billes chinoises. Celle de gauche a un léger trou qui laisse parfois s'échapper quelques billes transparentes. Sa queue est moitié blanche et moitié marron. Elle tombe toujours du côté gauche. Son gros museau est constitué d'un ovale de cuir qui lui donne un aspect brillant, humide. Ses yeux sont uniques, imenses et monstrueux qui lui donnent un regard fatigué avec les paupières à demi fermées. Il porte un message d'amour sur son ventre. L'encre du crayon s'est effacé et on devine mal ce qui est écrit. Elle a d'ailleurs sali son ventre désormais noirâtre.




MARIE

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Bob est une éponge de taille moyenne, à la texture douce, jaune vif, légèrement entaillée sur le haut de la tête. Il émane de lui une forte odeur de renfermé.
Ses vêtements ont été confectionnés dans une usine textile, taillés dans des étoffes chinoises. Des mains d'une Taiwanaise, ils ont été cousus avec une rapidité à la chaîne. Sa cravate rouge en velours reflète une certaine classe sur son torse épongeux. Son short noir arbore sur son bassin une envie de croire dans la régularité de son mode de vie. On s'attend à trouver un beau chapeau sur le haut de son crâne, pour clore sa tenue. Des lunettes carrées noires lui trônent sur le nez, quelques tâches rousses pixellisent ses pommettes.
Bob ne se déplace jamais sans son paté au crabe, spécialité du chef cuisinier de Bikini-Bottom, son lieu de résidence.




Mon Bob L'éponge est comme ça... Pas le vrai O.o


*


CHARLOTTE

Par Marie - Charlotte - Publié dans : Sylvie GERMAIN
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