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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 07:00



             Dans Magnus, de Sylvie Germain, la mort, quelle que soit sa forme, est très présente.

             Premièrement, le héros doit faire le deuil de plusieurs personnes qui lui sont chères tout au long du roman. Le cercueil au centre de la couverture les représente. Le fait qu’il ne soit pas enseveli est la mise en abyme de la difficulté qu’a le héros à se remettre des décès de ses proches, ce qui est d’ailleurs une des trames importante de l’histoire. Ainsi, Magnus cherche tout de même à retrouver son père au Mexique, bien qu’on lui ait annoncé sa mort, il a l’impression de perdre une partie de lui-même quand May meurt, il se sent atrocement coupable de la mort de Peggy …         

             En second lieu, Le changement d’identité permanent du héros donne l’impression qu’il meurt lui-même un peu a chaque fois. Il doit se reconstruire, et oublier les douloureuses raisons de ces nouveaux lui-même. En effet, Franz-Georg Dunketal, un enfant admiratif et rêveur, doit devenir Franz Keller, malheureux, caché et apeuré par les ravages de la guerre. Mais ça ne s’arrête pas là, il devient ensuite Adams Schmalker, pour ne pas divulguer ses anciens noms, puis finit par devenir Magnus, pour oublier le triste veuf Adams Schmalker. La symbolique du cercueil peut donc être attribuée à cet élément aussi. 

              De surcroît, l’ourson Magnus représente dans le roman le passé du héros, et l’accompagne tout au long du roman. Il peut être considéré comme son double, ou même comme son ombre, avec son passé obscur, et ses souvenir indistincts. Ceci est représenté par l’ombre de la pierre tombale, en forme d’ourson.                            

              Finalement, cette couverture dresse le portrait émotionnel du roman, et de son personnage principal, tous en gardant le secret sur la merveilleuse histoire de Magnus.


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Published by Barbara - dans Sylvie GERMAIN
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Ce blog est un espace de lecture, d'écriture, de création,
autour des romans ayant obtenu le Prix Goncourt des Lycéens ces dernières années.

Il est l'oeuvre des élèves de différentes classes de l'Académie de Rennes
engagés dans l'étude d'un roman d'aujourd'hui :

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SYLVIE GERMAIN, Magnus
(Prix Goncourt des Lycéens 2005)



LEONORA MIANO, Contours du jour qui vient
(Prix Goncourt des Lycéens 2006)


PHILIPPE CLAUDEL,
Le rapport de Brodeck
(Prix Goncourt des Lycéens 2007)

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