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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 08:20





Pour le roman de Sylvie Germain  Magnus, une couverture différente peut être imaginée comme celle d’un masque ou un moule d’un visage d’homme. Celui-ci plusieurs fois représenté,  les uns à la suite des autres, tous identiques et positionné en perspective. Cela donne une impression du regard lointain, vers le futur. En effet le livre se termine sur une fin qui laisse au lecteur se l’imaginer : le héros part. Ces différents masques peuvent représenter les différentes identités prises pas certains personnages du livre, notamment le « père » : Clémens Dunkeltal qui prit aussi le nom d’Otto Keller ou d’Helmut Schwalbenkopf ou encore Felipe Gomez herrera. Cette image de visage retranscrit aussi les différentes étapes de la vie du héros , ces différentes émotions de périodes : Difficile , heureuse , période de deuil … Car Magnus change de visage en même temps que ses émotions , ce sont des visages neutre comme si  à chaque nouveau départ ( avec May ou Peggy …)  Magnus s’enfilait un nouveau masque pour tout recommencer de zéro et ainsi il se permet de se laisser une chance d’être heureux : c’est un nouveau visage pour un nouveau départ , une nouvelle vie. Cela lui est arrivé souvent de changer car il a beaucoup voyagé, il a donc changé de métier, de fréquentation, de lieu …. Un visage tel que celui de la photographie rappelle aussi le masque mortuaire de Lothar, objet important aux yeux du héros car il appartenait à une personne décédée qui lui était chère, d’ailleurs c’est un des seul avec lequel part Magnus à la fin de l’histoire.

Le fait que la couverture soit découpée en puzzle rappel que  Magnus  est l’histoire de la vie d’un homme qui grandit et se construit au fur est à mesure et qui reconstitue son passé pour espérer ainsi un avenir meilleur et paisible. il est vrai que sa vie n’a été basée que sur des mensonges, allusions ou rêves et souvenirs qui refont surface. Ceux-ci permettent au héros de recoller certains morceaux et ainsi mieux comprendre son passé. Des morceaux d’un puzzle que l’on associe ensemble pour construire une fin, ici c’est la même chose.

            Pour conclure, une couverture telle que celle ci semble correspondre avec les personnages du livre , la vie du héros, qui n’est en fait qu’un ensemble de morceaux reliés entre eux et l’objet de la couverture rappelle en plus un élément important pour le héros. Elle semble donc bien correspondre au livre en général.

 



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Published by Lauriane - dans Sylvie GERMAIN
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Ce blog est un espace de lecture, d'écriture, de création,
autour des romans ayant obtenu le Prix Goncourt des Lycéens ces dernières années.

Il est l'oeuvre des élèves de différentes classes de l'Académie de Rennes
engagés dans l'étude d'un roman d'aujourd'hui :

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SYLVIE GERMAIN, Magnus
(Prix Goncourt des Lycéens 2005)



LEONORA MIANO, Contours du jour qui vient
(Prix Goncourt des Lycéens 2006)


PHILIPPE CLAUDEL,
Le rapport de Brodeck
(Prix Goncourt des Lycéens 2007)

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