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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 10:31

Fausse Interview de l’auteur du roman Magnus, Sylvie Germain,

par la journaliste Alice Claude

 

 

                                                  

         

 

 


 



 

 






A-C :   Bonjour. Je suis ravie de pouvoir m’entretenir avec vous.

 

S-G  :  Bonjour et merci, ça me fait plaisir d’être ici.

 

A-C :   Pour commencer cette entrevue, d’où provient ce prénom original, Magnus ?

 

S-G :   Il y a quelques années j’ai fait un voyage en Scandinavie où j’ai rencontré un enfant très touchant qui portait ce prénom tout comme beaucoup des membres masculins de sa famille.

 

A-C :   Je vois… Et l’idée de ce roman lui-même d’où vient-elle ?

 

S-G  :   Quelques semaines avant mon voyage scandinave je cherchais une idée et elle m’est venue lors de cette rencontre avec Magnus et sa famille. Chacun des personnages ou presque de mon livre est plus ou moins inspiré de l’un des membres de la famille ou des voisins que j’ai rencontré.

 

A-C  : Pourtant, à aucun moment, vous ne mentionnez ce pays dans votre histoire.

 

S-G  : Non c’est vrai, je ne voulais pas non plus que mon roman se réfère totalement a la réalité. J’ai changé beaucoup de choses… Magnus est, pour moi, en réalité un petit garçon de 11 ans.

 

A-C : En effet. Votre éditeur, comment a-t-il réagi face a ce roman d’un genre nouveau ?

 

S-G : (rires). En fait, il m’a appelé après avoir lu le manuscrit et m’a donné rendez-vous dans un café. Quand je suis arrivée, il me fixait avec des yeux ronds. Je croyais qu’il n’avait pas aimé mais quand je suis arrivé, il m’a dit dans un souffle : « c’est génial ». (rires). Il n’en revenait pas…

 

A-C : Dans quel but, précisément, avez-vous écrit ce roman ?

 

S-G : J’ai écrit ce roman principalement en hommage à la famille de Magnus qui m’a inspirée. Mais je l’ai également écrit un peu, pour les adolescents. Mon roman porte en partie sur la quête d’identité. Je me suis alors dit que les ados ont du mal a se forger une personnalité, une identité. J’ai connu les enfants de mon compagnon étant jeunes. L’un deux a eu beaucoup de mal à se trouver une place. Cela m’a conforté dans l’idée que ce livre pouvait intéressé plus particulièrement aux ados.

 

A-C : Je comprends… Avez-vous, justement, eu l’occasion de faire lire votre roman a des ados avant de le publier ?

 

S-G : Pas vraiment… Je l’ai fait lire aux enfants de mon compagnon mais ils avaient déjà passé le stade « ados ».

 

A-C : Vous avez dû ressentir une grande joie lorsque vous avez appris que votre livre était nommé puis élu prix Goncourt des lycéens ?

 

S-G : Evidemment, je pensais bien que mon livre aurait plu aux jeunes mais pas à ce point. J’ai été vraiment ravie, je n’en revenais pas quand je l’ai appris.

 

A-C : Est-ce que des auteurs ou des romans vous auraient inspirés ?

 

S-G : Quand Je suis revenue de Scandinavie, une amie m’a offert un livre qui m’a beaucoup plu et qui m’a inspirée, Pedro Páramo de Juan Rulfo. Mon roman tourne pas mal autour de ce livre a un moment donné. Mais sinon je ne vois pas. En général, je ne m’inspire pas d’autres romans ou auteurs car je pense que cela gâche un peu le travail des autres. Mais ce livre Pedro Páramo m’a vraiment plus il me rappelait tellement l’histoire que j’étais en train d’écrire que je me suis presque sentie obligé d’y faire référence comme un hommage.

 

A-C : A présent, je voudrais vous poser une question que beaucoup de vos lecteurs souhaitent vous poser. Quelle fonction les notules, échos, séquences, éphémérides ou encore résonnances exercent-ils ?

 

S-G : J’ai voulu nouer les fragments entre eux… J’ai utilisé ces notules, séquences, etc. pour nouer les fragments et en même temps apporter des éléments de connaissance ou des compléments littéraires qui font « écho » a mon roman.

 

A-C : Eh bien, je vous remercie Mme Germain. Et je vous souhaite encore beaucoup de succès.

 

S-G : Ce fut un plaisir de pouvoir répondre à vos questions.


Une interview d’Alice Claude.

 

 

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Published by Nolwenn - dans Sylvie GERMAIN
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Ce blog est un espace de lecture, d'écriture, de création,
autour des romans ayant obtenu le Prix Goncourt des Lycéens ces dernières années.

Il est l'oeuvre des élèves de différentes classes de l'Académie de Rennes
engagés dans l'étude d'un roman d'aujourd'hui :

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SYLVIE GERMAIN, Magnus
(Prix Goncourt des Lycéens 2005)



LEONORA MIANO, Contours du jour qui vient
(Prix Goncourt des Lycéens 2006)


PHILIPPE CLAUDEL,
Le rapport de Brodeck
(Prix Goncourt des Lycéens 2007)

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