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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 15:30

Pontivy le 11 Novembre, 16h45


Nous voici de nouveau partis en direction de Rennes où l’on nous attend à l'hôtel de Nemours pour prendre un pot d'arrivée entre 18h30 et 19h30, avant de prendre la route pour le restaurant « Léon Le Cochon », se situant à quelques rues seulement de l'hôtel. Mais avant tout cela, Mr Urnauer et moi-même avons fait un crochet pour passer prendre Mme Izanic (la documentaliste) chez elle, car nous ne partions pas qu'à deux dans cette belle aventure. Discussions animées dans la voiture sur divers sujets et principalement le cinéma, dont Mesrine et James Bond (et vous, vos avis ?...), puis arrivée à Rennes vers 19h15. On dépose Mme Izanic et la voiture, puis c'est l'heure de prendre le métro Rennais (en véritable préambule du métro parisien comme qui dirait). Nous voici donc en peu de temps et quelques sauts de puces à l'hôtel déjà bondé et avec une atmosphère oppressante (dans le sens où l’on est tassés comme des sardines et où l'air est vraiment irrespirable) mais tout de même bien sympathique. On retiendra la rencontre avec les 9 Québécois vraiment très gentils et très amusants avec leur petit accent.

 


Rennes, 20h00


Une fois tout le monde réuni, on se dirige lentement mais sûrement vers chez « Léon le Cochon » où nous attend un bon repas et de belles discussions - simple aparté, mais en fait il manquait encore au moins 3 délégués, mais ils nous ont quand même retrouvés facilement. Des discussions, eh oui, parce qu'avec 2 Bretonnes, un Nîmois, 2 Parisiennes, et une Québécoise, il y en a beaucoup de la culture à partager ! Donc avec tous nos bagages d'us et coutumes, on se met à parler d'ours polaires, de tauromachie, d'Obama, du bilinguisme, du patois nîmois, des fouilles archéologiques, de la pluie, de la neige, de la température... Bref ! De tout et de n'importe quoi, car il y a tellement de différences entre les régions et le Québec que l'on est dans l'incapacité d'épuiser un filon de conversation, même pas un seul.


Après tant de paroles et un bon repas (un menu au choix), nous sommes quelques délégués à avoir un peu la bougeotte, donc on prévient tout le monde qu'on va voir un peu la place de la mairie (illuminée et magnifique à 23h le soir). Impossible de faire bouger beaucoup de monde, mais au bout d'un moment, alors que nous étions bien installés sur les marches, on voit un troupeau arrivé devant nous, et là il n'y a vraiment pas de doute, c'est presque le reste de la troupe qui est là. Ah ! Et non, pas toute, car environ quelques minutes plus tard, voici arrivés deux délégués à la traîne, et Mrs les professeurs (enfin 5 ou 6, dont notre aimable Mr Urno, qui s'est sacrifié pour nous ce soir-là à cause d'un clochard, ou en tout cas quelqu'un de pas vraiment net , comme vous le verrez plus tard.) Une fois la troupe au complet, on décide de se remettre en route, mais là, pas de bol! Un clochard (ou quelque chose qui y ressemble), la bouche pleine de chicots et une démarche « je roule des mécaniques mais je n'ressemble vraiment à rien » nous accoste et commence à tourner autour de certaines de manière pas très rassurante. On avance, mais parfait dans son rôle de pot de colle, il continue à faire l'oiseau. Mr Urnauer, pris d'un semblant de pitié pour nous, pauvres petits délégués, fait une tentative de communication, pas vraiment fructueuse au début (car le résultat est pire), puis à la fin, finit par lui dire « Bon écoute, j'te serre la main, t'es sympa, tu veux bien partir de ce côté-ci pendant que nous on va par- là? » Dit il en montrant le côté opposé, tout en lui serrant la main, avec un sourire obligé.

De côté pour nous: - Et vous pendant ce temps là prenez donc un peu d'avance. »

On obéit, bien évidemment, mais en pouffant de rire quand même. Et finalement, le nouvel ami rennais de notre professeur s'en va comme il était venu. Vient ensuite une petite visite rapide du centre de Rennes à pied puis retour à l'hôtel de Nemours pour y « dormir » -sachant que nous avions déjà prévu de passer la soirée dans une de nos chambre à discuter (c'est-à-dire 12/13 dans une petite chambre entassés sur un lit, double certes, mais c'est faisable, ne vous en faites pas !...). Bref, petite soirée parlotte, en pyjama, pour le fun, et attention, on joue tous  le jeu, sinon c'est pas drôle. Puis vers 1h30, les derniers retournent dans leur chambre, après l'épisode où Lucie est restée coincée à la porte de sa chambre car Lucas avait choisi de l'embêter en restant dans sa chambre. Donc Lucie a attrapé la clé de Lucas pour aller dormir dans la sienne, mais il sort en courant après elle, sans bien sûr, prendre la clé de Lucie, donc une bonne tranche de rire avant de se coucher, tout de même, car le lendemain matin il faut être opérationnel pour travailler et délibérer.

Lucas, ayant peur de ne pas réussir à se lever demain, nous demande gentiment de venir frapper à la porte le lendemain au cas où, on ne sait jamais ; donc Coralie, lui et moi nous donnons rendez vous à 8h devant la porte de Lucas. Après cela, je rentre dans ma chambre, tente de lire un peu mais m'endors en écoutant mon iPod.





Mercredi 12 Novembre, Rennes 8h, hotel de Nemours

Toujours endormie, je suis tirée de mon sommeil par une suite de coups puissants frappés à ma porte ; sautant de mon lit, tout en attrapant mes lunettes pour voir qui cela peut-il être, je vais ouvrir en vitesse et vois Coralie me disant: « Bah alors! Qu'est ce que tu fais? On frappe depuis un moment pour que tu descendes prendre ton p'tit dej' avec nous et toi tu réponds pas!

_ (Moi, totalement ignorante de l'heure qu'il peut bien être) Mais euh, dis moi, quelle heure il est là?

_ Eh bien 8h! Tu te souviens qu'on doit être à la Choppe à 9h30 quand même? Et là je reste scotché, littéralement, mon réveil n'a pas sonné et je suis vraiment en retard.

_Bon ok, je vous retrouve en bas dans 5 minutes top chrono, mais au fait, Lucas, il s'est réveillé lui?

_D'accord, Lucas? Oui, oui, pas de problème, il est déjà prêt lui, me répondit-elle en souriant.

Je cours dans ma chambre, prends une douche et me prépare en 5 minutes (et ça c'est un record, bon ok, juste le strict minimum est fait, mais comme on a un peu de temps après le petit déjeuner...)

Descendant les 3 étages me séparant du restaurant, je salue au passage une partie des gens dans l'escalier, puis arrive à l'accueil où je vois tout le monde stationner, et où on me dit qu'il n'y a pas assez de place pour manger et donc que l'on doit attendre un peu. De ce fait, on empoigne le journal posé sur le comptoir et qui voyons nous en photo dans les pages du Ouest France de Rennes? Et bien nous tous allant au restaurant hier soir (y compris Mr Urnauer qui a réussi à rentré dans le cadre on ne sait pas comment), accompagné d'un petit texte sympathique à propos de la délibération d'aujourd'hui. Après ce petit contre-temps, petit déjeuner plutôt agréable et copieux, jusqu'à l'annonce que ce n'est finalement pas à 9h30, mais 9h, que nous devons être à la Choppe! Donc là tout le monde se met en branle pour aller rassembler ses affaires, ses notes, ses livres, ainsi que pour finir de se préparer, puis redescendre l'escalier en colimaçon pour sortir de l'hôtel et attendre que tout le monde soit réuni.

 

9h, Rennes, La Choppe


 Arrivée à la Choppe (on commence à prendre cette habitude), puis nous allons tous nous installer dans la salle où aura lieu la délibération qui se révélera très animée, mouvementée, parfois même un peu houleuse, car tout le monde veut vraiment défendre son beefsteak. Donc un petit briefing et on est parti pour 2h ou je ne sais plus combien exactement de délibération. Étant donné que la table est rectangulaire et longue, la discussion n'en est pas vraiment facilitée, car étant en bout de table, il m'est impossible d'entendre ce que disent mes collègues à l'autre bout. Et comme, bien évidemment, à chaque fois qu'on obtient du calme et que quelqu'un peut se faire entendre pour apporter un argument constructif, tout le monde veut y répondre !... Donc on retombe directement dans un brouhaha du tonnerre, au point même que les journalistes qui se trouvent dans la salle d'à côté nous entendent. De longues discussions ont lieu sur chaque livre que l'on a choisi de garder, on aurait été capable de parler pendant une heure pour un seul des livres, sauf du Roblès où tout le monde est en accord, mais de toute façon nous n'avons même pas pu en parler vu qu'il ne faisait partie d'aucun tiercé régionaux. Bref, revenons à nos moutons, des discussions bien compliquées sur les pro-Del Amo, et les anti-Del Amo, et de même pour Pluyette ; je vous laisse imaginer ce que ça peut donner. Au bout de ces interminables débats, le vote a lieu et l'on a le tiercé tout désigné, en un seul coup. Sincèrement, c’est un vrai choc, nous n'étions d'ailleurs pas tous d'accord, mais les faits sont là et il faut bien respecter le vote. De toute façon, il n'y a aucune ambiguïté sur le lauréat, donc la machine est définitivement arrêtée.

Vient maintenant le choix de celui qui annoncera le tiercé et le lauréat du prix (que l'on appelle président de l'assemblée des délégués, mais au final, c'est un bien grand mot). Je ne me présente pas, et d'ailleurs tant mieux. Le verdict tombe et l'annonce du prix revient à Anne-Sophie la Québécoise. Beaucoup sont déçus, mais c'est comme ça.

L'annonce est faite et un tourbillon de journalistes nous tombe dessus pour de nombreuses interviews.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis réception à l’Hôtel de Ville de Rennes, en présence de nombreux invités prestigieux !...

 

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autour des romans ayant obtenu le Prix Goncourt des Lycéens ces dernières années.

Il est l'oeuvre des élèves de différentes classes de l'Académie de Rennes
engagés dans l'étude d'un roman d'aujourd'hui :

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SYLVIE GERMAIN, Magnus
(Prix Goncourt des Lycéens 2005)



LEONORA MIANO, Contours du jour qui vient
(Prix Goncourt des Lycéens 2006)


PHILIPPE CLAUDEL,
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(Prix Goncourt des Lycéens 2007)

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