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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 05:08

- Magnus vu par Peggy Bell -

 

 

 

            « - Notre première rencontre fut un véritable électrochoc ! Ca, je m’en souviendrai toute ma vie. Ce baiser … Je ne le connaissais même pas. Au début, je l’ai pris pour un           adolescent dérangé. Or il s’avère que, en y réfléchissant, il s’agissait de moi. Je voulais qu’on me dise que je sois jolie, j’ai eu mieux que ce que j’espérais.

            Nous nous sommes perdus de vue, il vivait sa vie et moi la mienne aux côtés de Timothy MacLane. Après sa mort, j’ai donc décidé de retourner en Angleterre où j’ai repris contact avec Magnus pour des cours d’allemand intensifs, j’envisageai alors une carrière en tant que professeur d’anglais à Berlin. Ce faisant, je l’ai invité chez moi à dîner un soir d’automne. La soirée s’est horriblement mal passée, du début jusqu’à la fin du repas et même après. J’étais la seule à engager la conversation tandis qu’il ne disait pas un mot. Je le sentais gêné par quelque chose ou par quelqu’un. Il est vrai qu’il est quelqu’un de timide d’habitude, de réservé je dirais même, mais là, il osait à peine me regarder ! Soudain, il m’a sorti de ces immondices ! Cela m’avait choquée, je crois. Mais finalement, c’est ce qui nous a rapproché lui et moi. Magnus est quelqu’un de très calme et posé. Mais il est aussi très romantique ! La soirée où il me demandait ma main fut tout simplement magique. Avec le tact et l’élégance des grands hommes … - soupir - . De là où je suis, je peux continuer à le surveiller, le guetter, l’aimer en toute tranquillité car je sais qu’il pense souvent à moi, et moi à lui. »

 

 

- Magnus vu par Lothar Benedikt -

 

 

Francis Bacon

 


            « - Adam était un garçon formidable. D’une gentillesse sans pareille. Il n’ était obsédé que par une seule chose : Clemens Dunkeltal, qui – autrefois – se prétendait être son père. Il ne lui aura jamais pardonné les crimes qu’il a commis durant la guerre.  A l’époque où nous l’avions recueilli chez nous, il semblait désorienté, perdu, troublé par ce changement d’identité, bien qu’il ait déjà vécu ce genre d’expérience. Or là il s’agissait également d’un changement de nationalité. Toutefois, le reste de son adolescence se déroula normalement. A son retour du Mexique, Il me parut métamorphosé, et c’était grâce à la douce Mary qu’il avait rencontrée là-bas. Mais après sa mort, il devint de plus en plus distant et renfermé. Le pauvre garçon. Il n’avait plus de repères désormais, c’est ainsi qu’il se retrouva avec l’hautaine Margaret MacLane ! Cette femme était dépourvue de tout amour propre. Je suis le seul à savoir que c’est elle qui a tué son mari. Je n’appréciais pas qu’Adam la fréquente, cependant elle était la seule personne avec qui il se sentait vraiment bien. De plus, je n’avais aucun pouvoir sur lui, il n’est pas mon fils. Toujours serviable, il m’accompagna jusqu’à ma fin, me rappelant que la vie était merveilleuse. J’écoutais avec intérêt ses lectures, je plongeais dans les récits que, certes, je connaissais déjà mais qui m’apaisaient quand c’était lui qui les contait. Il était vraiment quelqu’un d’unique. »


 

Francis Bacon

 

 

 

 

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Published by Margaux - dans Sylvie GERMAIN
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Ce blog est un espace de lecture, d'écriture, de création,
autour des romans ayant obtenu le Prix Goncourt des Lycéens ces dernières années.

Il est l'oeuvre des élèves de différentes classes de l'Académie de Rennes
engagés dans l'étude d'un roman d'aujourd'hui :

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SYLVIE GERMAIN, Magnus
(Prix Goncourt des Lycéens 2005)



LEONORA MIANO, Contours du jour qui vient
(Prix Goncourt des Lycéens 2006)


PHILIPPE CLAUDEL,
Le rapport de Brodeck
(Prix Goncourt des Lycéens 2007)

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