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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 05:34

 

 

« Magnus » de Sylvie Germain

remporte Le Prix Goncourt des lycéens !

 

 

Prix Goncourt des lycéens en 2005, Magnus est un roman qui traverse les âges, les pays, les genres, pour nous amener à la suite du personnage principal dans une quête des origines, une quête de l'identité, une quête de sa propre histoire. A la fois roman historique, romantique, tragique ou policier, ce roman surprend du fait de son style narratif, de ces chapitres, ces "Fragments", séparés de "Notules", de "Résonances" ou encore de "Séquences".
Au delà de l'histoire en elle-même, ce récit est une ode aux mots, à la parole, à ces suites de lettres sans quoi nous ne sommes rien, sans quoi nous sommes sans Histoire. Les mots doux, les mots durs, les mots vérité, les mots mensonges.

 



Sylvie Germain


En l’honneur de la sortie de son nouveau roman intitulé « Magnus » , Sylvie Germain écrivint de talent , passionnée de littérature nous dévoile tout sur sa nouvelle œuvre.

 

 

 

Magnus est un roman qui traverse les âges, les pays, les genres, pour nous amener à la suite du personnage principal dans une quête des origines, une quête de l'identité, une quête de sa propre histoire. Lors de l’écriture, vous êtes vous parfois identifié au personnage ? Vous êtes vous inspirée d’expériences personnelles par exemple ?

 

Sylvie Germain : Non , mes romans sont basés sur une pure fiction qui sort de mon imaginaire, et j’évite de m’inspirer de mes propres expériences ou émotions. Mais je pense que pour que le lecteur croit le plus possible en mon histoire, il faut que celui se sente en confiance, alors évidemment j’essaie de me mettre le plus souvent possible dans la peau du personnage pour pouvoir faire passer des sentiments et pour que cela paraisse plus vrai. Alors sûrement que des éléments personnels doivent influencer mon écriture...

 

 

C’est un roman à la fois historique, romantique, tragique et policier. Pourquoi avoir choisi une période de guerre : l’Allemagne nazie pour votre histoire ?

 

S.G : Je n’ai pas connu la guerre mais pourtant cela ne remonte pas à si longtemps. La génération précédente, celle de mes parents, grands parents, me l’ont décrite, et tout cela m’a à la fois touchée et bouleversée. Je me suis senti concernée et cela m’a fait réfléchir. J’ai voulu en parler autour de moi, alors je me suis inspirée de cette terrible période pour mon roman …

 


 

Sylvie Germain

 

 


Ce roman surprend du fait de son style narratif, de ces chapitres, ces "Fragments", séparés de "Notules", de "Résonances" ou encore de "Séquences". On peut s’approprier à sa façon ces formes de chapitres, chacun peut faire le lien par rapport au livre...  Magnus est vraiment un roman original, qui sort de l’ordinaire : combien de temps avez vous passé sur l’écriture de celui ci ?

 

S.G : Il est vrai que j’ai beaucoup penché sur cette histoire, je voulais créer quelque chose de nouveau et ne pas rester sur du banal avec des «chapitres ». Cela m’a donc pris beaucoup de temps car c’est plutôt difficile de se créer son propre style d’écriture et d’enfreindre les règles de la littérature, car parfois il arrive de complètement se tromper : c’est le risque. J’ai eu ma première idée pour ce roman, il y a 2 voire 3 ans, je ne me souviens plus très bien du point de départ, juste de quelques images ou idées qui me parvenaient au fur et à mesure : je ne cherchais pas à tout prix à faire un nouveau livre, j’ai pris mon temps avec des idées qui me parvenaient d’ici ou de là. Je restais parfois des mois même sans écrire un mot et je reprenais petit à petit … 

 

 

 

La fin du roman ne révèle pas complètement les intentions du héros, il en résulte un vrai suspens pour le lecteur. L’avez vous tout de même imaginé ? Au départ comptiez-vous finir votre roman ainsi ?

 

Oui, j’avoue que je laisse au lecteur un moment de réflexion et d’imagination. Je n’en ai pas trop dit pour que chacun se fasse sa propre idée car chacun comprend autrement et s’approprie une histoire de manière différente. Peut être que inconsciemment je n’ai pas voulu en dévoiler de trop sur la façon dont j’imagine la fin pour sûrement ne pas en décevoir certains, car il est vrai que pendant la lecture d’un roman on a tendance à chaque bout de phrase , à chaque élément nouveau s’imaginer automatiquement une fin …  Mais comme je l’ai déjà dit précédemment , j’ai inventé l’histoire petit à petit sans vraiment savoir où j’allais, quelle direction je prenais, je ne savais point à l’avance quelle tournure prendraient les différentes actions ou les différents éléments que je rajoutais à mon histoire, alors je n’ai pas vraiment construit de fin réelle.

 


 

 

 Sylvie Germain


 

Si vous devriez faire une critique sur votre dernier  roman ?

  

 

(rire) J’en trouverais plein, un roman n’est jamais parfait pour celui qui l’écrit. Et s’il y a bien une raison pour laquelle je ne relis jamais un de mes romans terminés et publiés, c’est bien pour éviter de retrouver toutes mes maladresses, car je serais toujours déçue de mon travail, au final je n’obtiendrais que le regret de ne pas avoir su faire mieux ! Je ne préfère même pas en chercher mais je serais ravi d’en entendre et d’en discuter car des critiques on n’en entend que trop peu en tant qu’écrivain, pourtant ce sont des critiques qui nous permettent d’avancer et de nous améliorer.

 

 

Magnus est loin d’être un de vos premiers romans , Avez-vous déjà une idée en tête pour un prochain roman ?

 

Peut être … mais je n’ai rien de concret encore …

 

 

 

 

Magnus

Prix Goncourt des Lycéens 2005

 

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Published by Lauriane - dans Sylvie GERMAIN
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autour des romans ayant obtenu le Prix Goncourt des Lycéens ces dernières années.

Il est l'oeuvre des élèves de différentes classes de l'Académie de Rennes
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SYLVIE GERMAIN, Magnus
(Prix Goncourt des Lycéens 2005)



LEONORA MIANO, Contours du jour qui vient
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PHILIPPE CLAUDEL,
Le rapport de Brodeck
(Prix Goncourt des Lycéens 2007)

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