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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 02:54

Image : Constance

 


L'ourson Magnus raconte sa vie


       Je suis un petit ourson nommé MAGNUS. Un beau jour de printemps, je me suis retrouvé dans un berceau, aux côtés d'un petit bonhomme, Franz Georg, qui était né il y avait alors deux jours. C'est à partir de ce moment que ma vie commença.

 

         Mes cinq premières années n'ont pas été très gaies. Laissés à l'écart de notre famille et battus par notre père, nous avons été placés dans le petit orphelinat d'un petit village perdu d'Islande. Nous y rentrâmes à l'âge de 6 mois. Là-bas les gens ne s'occupaient pas très bien de nous puisqu'on était très nombreux. Nous mangions à peine, dormions à 3 ou 4 par lit et dès que l'on pleurait ou que l'on  faisait une bêtise on était battu à coups de fouets. Ce n'était vraiment pas d'agréables souvenirs. Je ne préfère pas beaucoup en parler.

 

         Un jour, une dame vint à l'orphelinat. Elle demanda de voir un enfant ayant 5 ans. La responsable de l'orphelinat vint vers Franz et l'emmena avec elle dans une pièce très sombre. Il ne me lâcha pas la main et j'entrai avec lui. Elle lui fit quelques tests rapides puis un gros flash : il oublia tout. Moi je me souviens. Je suis le seul d'ailleurs. La dame nous emmena chez elle et là-bas nous recommençâmes une nouvelle vie, bien meilleure. Mais cette belle vie ne dura pas très longtemps. Thea et Clemens Dukental ne nous aimaient pas beaucoup et ils cachaient beaucoup de choses. Je m'en aperçus très vite. La guerre se passa à peu près bien pour nous. Quelques bruits de bombardements mais nous n'étions pas les plus touchés. Lorsqu'elle fut finie, nous dûmes partir. Une fuite sans fin avec des paysages atroces, des morts, des cadavres partout, de la boue, des armes. Le mal était parmi nous. Nous n'avions pas d'explication, juste l'ordre de fuir. Franz et moi avions peur. Thea ne pensait qu'à elle et à son mari et nous grondait beaucoup, nous frappait même. Un jour, je me souviens, elle m'avait enlevé les yeux pour les remplacer par d'autres très laids. Je lui en veux beaucoup.       

 

         A la mort de Clemens, elle tomba en dépression puis mourut à son tour. Franz m'emmena avec Lui à Londres chez notre oncle. Nous fîmes plusieurs périples pour chercher la vérité, cachée depuis tant d'années. Nous rencontrâmes des gens charmants et apprenions à prendre goût à la vie.

 

         La vérité, mais ça vous savez, on l'a trouvée.

 

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Published by Mélanie - dans Sylvie GERMAIN
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Ce blog est un espace de lecture, d'écriture, de création,
autour des romans ayant obtenu le Prix Goncourt des Lycéens ces dernières années.

Il est l'oeuvre des élèves de différentes classes de l'Académie de Rennes
engagés dans l'étude d'un roman d'aujourd'hui :

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SYLVIE GERMAIN, Magnus
(Prix Goncourt des Lycéens 2005)



LEONORA MIANO, Contours du jour qui vient
(Prix Goncourt des Lycéens 2006)


PHILIPPE CLAUDEL,
Le rapport de Brodeck
(Prix Goncourt des Lycéens 2007)

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