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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 00:00
 

J'ai connu cet homme lorsque j'habitais à Viennes à deux pas de sa maison, il vivait avec sa compagne Margaret MacLane, une anglaise, d'après ce que les gens racontaient.
Je ne le voyais que rarement. Il avait tendance à ne pas s'attarder dans la rue ni à parler de la pluie et du beau temps avec ses voisins. Le seul jour où je lui ai parlé, nous étions à quelques mètres l'un de l'autre, je m'apprêtais à aller faire quelques achats quand je le vis prendre sa voiture. Il avait une allure tranquille ce jour là, il marchait lentement, regardait autour de lui. Nos chemins allaient bientôt se croiser; Il me décrocha un sourire de politesse suivit d'un "Bonjour !".Il avait l'air franc, sympathique, très réservé sans doute, car je dus entamer la conversation. Magnus n'avait pas un physique hors du commun, cependant dans sa façon de marcher, je lui trouvais une certaine élégance. Il portait un costume noir et une sorte de sac en cuir marron qui avait l'air bien rempli. Son regard fut bref mais je vis sous ses yeux marrons, des cernes d'une couleur inhabituelle, d'un rouge clair. Il semblait ne pas apporter d'importance à sa coiffure,et laissait ses cheveux ondulés, d'un brun très foncé, s'envoler derrière ses oreilles.
Ses sourcils très épais et rapprochés de ses yeux, lui donnaient un air froid au premier regard, mais lorsqu'il sourit ce jour là, il dégagea beaucoup de sympathie. Il s'arrêta un instant lorsque je lui adressai la parole, et s'approcha de moi rapidement, je fus en trois secondes, en face de lui. Il se tenait droit devant moi, bien plus grand que moi. Cet homme avait sûrement une vie bien remplie mais je voulais savoir s'il pouvait m'accorder un peu de temps pour le connaître davantage.
Je n'oublierai jamais cet homme à l'air mystérieux, impressionnant, au premier abord, mais très accueillant finalement.

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Published by Fiona - dans Sylvie GERMAIN
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 02:23
 

 

Fragment 22 – Première fois avec Peggy

 
Fever - Elvis Presley


Cette chanson d'Elvis Presley parle de la fièvre amoureuse pouvant exister entre deux personnes, elle raconte que la fièvre se manifeste en présence de l'être cher. Dans ce passage du livre, « la fièvre » est tellement forte qu'elle conduit le héros à l'impuissance. Il l'avait déjà ressentie, plus jeune à Londres, quand il l'avait embrassée.

 

 

 

 

 

Fragment 24, mort de peggy.

  

Hey That's No Way To Say Goodbye – Leonard Cohen


La mort de Peggy ne s'est, je pense, pas passée comme Magnus le voulait. Peggy projetée dans les airs, son dernier mot étant « Tim? ». Lui, tellement mal en point, n'était pas capable d'aller à son enterrement. La chanson de Cohen illustre bien cette idée dans le sens où Magnus n'a pas vraiment dit au revoir a sa bien-aimée, n'a pas eu le temps... De même pour elle car elle est morte presque sur le coup.


 


 

 

Fragment 29, le héros s'en va.


I'm Not Down – The Clash
 

La chanson « I'm Not Down » raconte l'histoire d'un garçon qui n'a pas eu une vie facile, il s'est fait agresser, voler, humilier, mais n'a jamais baissé la tête. Cela correspond très bien à la fin du livre, car malgré sa vie difficile et les nombreux malheurs qui lui sont arrivés, Magnus relève la tête et repart sur une nouvelle existence.



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Published by Brendan - dans Sylvie GERMAIN
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 01:04


 


J'ai imaginé une couverture pour le livre Magnus de Sylvie Germain, elle représente un homme, le personnage principal, marchant le long d'un chemin avec un ours à la main. On peut également y voir un grand arbre et une lumière vive. De plus le titre inscrit au dessus de l'homme donne l'impression d'avoir été calligraphié à la main.

Selon moi, cette couverture est pertinente parce qu'elle évoque plusieurs facettes du livre : elle se rapporte à la fiction ainsi qu'à la symbolique présente tout au long de ce roman. En effet, cette couverture fait référence à l'histoire du roman Magnus, le titre est calligraphié de façon à rappeler le moment où le personnage principal a inscrit son nom sur la terre de sa grange. De plus l'homme présent porte un ourson en peluche, tous deux se prénomment "Magnus", ils sont présents tout au long du roman. Ici, ils sont reliés par la main de l'homme ainsi que par le titre, dans la fiction c'est l'histoire du héros qui les unit, la peluche est la seule certitude du héros en ce qui concerne ses origines, la seule chose connaissant la vérité sur sa vie.

Ensuite, cette couverture recèle de nombreux symboles. Le chemin sur lequel évolue l'homme représente sa vie, l'ourson représente l'enfance du héros et l'homme ce qu'il devient à la fin du roman. Cela symbolise le parcours accompli tout au long de ce parcours initiatique. De plus, la symbolique de la vie est bien choisie puisque c'est bien de la vie de Magnus dont parle le livre. L'arbre présent peut également se rapporter à la vie également, ses branches représentent des choix menant chacune à une vie différente. Enfin, la lumière aveuglante est un flash, symboliquement ce flash représente la mémoire et les nombreux "flashs-back" du héros, les fois où il parvient à se rappeler son existence passée. C'est pourquoi je pense que cette couverture est appropriée et intéressante.

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Published by Nolwenn - dans Sylvie GERMAIN
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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 08:52

Bouts de vie.

Avec Magnus

Ce n’était pas une simple relation que je détenais avec lui, c’était bien plus encore que je ne saurais le décrire. Il faut dire que notre rencontre était hors du commun car il m’avait sauvé la vie. Au début, je n’ai pas pris cette relation au sérieux car Magnus était plus jeune que moi. C’était un homme à deux personnalités : La première, un homme distant, secret, froid à cause de son acharnement sans fin à la recherche de sa véritable identité et la deuxième, quand il sortait de cette léthargie c’était un homme tout à fait opposé, un homme heureux, souriant, un homme tout à fait ordinaire. Le seul point commun qu’avait ces deux personnalités c’était qu’il détestait être indépendant d’une personne, il aimait se débrouillait seul.

C’’était aussi un homme qui aimait s’instruire encore et toujours, en pensant peut-être que la vérité allait surgir. Il fallait dire que cela pouvait être compréhensible car depuis la résurrection de sa mémoire, sa vie n’a était que mensonges. Et puis il y avait aussi ce vide de ces 5 premières années sur cette Terre, qui était  à remplir et le faisait souffrir dû faite de les avoir oubliés.

Mais ce bout de ma vie que j’ai partageait avec lui n’a pas était que tristesse et malheur, car ces voyages à travers le pays étaient magnifique en sa compagnie car nous étions pris d’une curiosité pour toute ces nouveautés qui se défilaient à travers ces déplacements. Il faut dire que nous étions deux personnes qui n’aimions pas la routine, et mon travail me permettait de ne pas m’ennuyer et de profiter de ces expéditions.

Puis, il y a eu ma maladie et Magnus qui n’était pas un homme qui montrait ses sentiments à commencé à s’ouvrir beaucoup plus qu’auparavant, pendant cette période il a arrêté ses recherches et restait à mon chevet pendant des heures en restant silencieux. Malgré son caractère de ne pas montrer ses expressions, son visage l’avait trahi, ce qui m’avait prouvé qu’il pouvait aimer et s’attacher à une personne. Je pense qu’au final que c’est quelqu’un de bien et à part la recherche de son enfance qui rend une partie de son personnage sombre, c’est un homme généreux, attentif, cultivé … C’est un homme libre.

Par May Gleanerstones
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Published by Johanna - dans Sylvie GERMAIN
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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 00:00
 

Cette couverture reflète en effet l'histoire de Magnus. Tout d'abord, le rouge est très présent dans cette couverture, qui représente pour moi la chevelure de Peggy, et la passion que Magnus a éprouvé pour elle. Cette couleur représente aussi l'incendie des bombardement des alliés qui ont eu lieu en Allemagne pendant la 2nd Guerre mondiale qui a brûlé sa mère. Ensuite l'oeil d'une femme qui se trouve dans la flamme représente Peggy, May et sa mère qu'il a beaucoup aimé mais qui sont toutes mortes. L'oeil regarde horizontalement, ce qui fait penser qu'il regarde vers le futur, à la fin du roman, Magnus ne cherche plus son passé, et il dit qu'enfin, sa vie commence. Enfin l'image est constituée de puzzle, mais avec le contour qui manque alors qu'en général, quand on construit un puzzle, on commence par construire le contour. Cela signifie que le début de la vie de Magnus est perdu. Cette couverture reflète bien le roman,: l'amour et la perte des gens qu'on a aimés, mais aussi l'idée qu'il ne faut pas se laisser perdre par cette tristesse.

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 00:30
 

Magnus... Je l'ai rencontré lorsque mon mari, Térence, et moi étions une fois de plus en déplacement ; au Mexique. Je me baladais dans la rue quand une voiture à surgit de nulle part, et Magnus m'a sauvée. Après cet accident nous avons passé la soirée ensemble en compagnie de Térence. Nous nous sommes revus ensuite dans d'étranges circonstances : il avait fait un malaise alors qu'il était dans le désert ; je me suis donc rendue à l'hôpital. C'est là que j'ai enfin appris son nom. Térence est reparti pour les affaires et moi je suis restée à son chevet, regardant avec curiosité ce jeune homme de onze ans mon cadet ; c'est à ce moment précis que je sus que j'étais tombée amoureuse. A cet instant, Magnus me parut comme un enfant perdu et souffrant. C'est pour cela que par la suite je lui ai proposé de venir avec Térence et moi aux Etats-Unis. Et oui, Térence et moi c'est un mariage arrangé, en réalité il aime un homme nommé Scott et depuis lors Magnus et moi sommes amants. Je crois n'avoir jamais autant aimé un homme que Magnus. A chaque fois que je sens son regard sur moi, mon rythme cardiaque s'accélère et quand il me prend dans ses bras je frissonne.

 

Cela fait plusieurs années que nous sommes ensemble maintenant, nous nous organisons des dîners et des sorties au cinéma dès que nous en avons l'occasion. Je me souviendrai de chacune de ses paroles et de ses sourires. En effet Magnus est quelqu'un que j'aime écouter, je bois littéralement ses paroles. Ses yeux sont magnifiques, ils brillent d'un éclat particulier, surtout quand il me regarde, enfin c'est ce qu'affirme Térence, je ne sais pas si je dois le croire ou non. Ses mains sont d'une douceur infinie et ses doigts sont fins comme ceux d'un pianiste, j'aime sentir ses mains sur moi. Son sourire me fait tout oublier, il me transporte et je serai prête à tout pour voir ce sourire tout au long de ma vie. C'est un homme sensationnel et très attentionné, d'une gentillesse sans condition.

 

Malgré cela, Magnus cache au fond de lui des sentiments de tristesse et de frustration dus à sa famille. Il a du mal à extérioriser ses sentiments, je pense, mais c'est d'autant plus pour cette raison que je l'aime. Après tout chacun d'entre nous cherche à avoir une part de mystère et à pouvoir garder ses sentiments pour soi. Je crois que je pourrais disserter encore un long moment sur Magnus mais je vais m'arrêter là.

 

Magnus est l'homme de ma vie tout simplement.

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Published by Morgane - dans Sylvie GERMAIN
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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 00:00


J’ai choisi de dessiner, pour la couverture du livre Magnus, une couverture représentant sur la gauche un homme dont la tête serait cachée par un masque qui représenterait un ours, c’est-à-dire plus précisément l’ourson qu’il y a dans l’une des couvertures d’origine. L’ours signifie pour le héros un compagnon, un confident, un être qui peut le réconforter c’est pour cela que j’ai décidé de l’inclure, ce masque est un élément du livre, un symbole spécifique qui le traduit. Toujours sur la gauche, j’ai voulu faire un effet d’ombre qui est forcément très accentué pour la mémoire manquante du héros. Durant le roman Magnus, il va avoir une quête d’identité, il va vouloir connaître son vrai nom mais il ne le pourra cependant pas. L’affiche, à droite, est une sorte de poster ayant comme sujet les mots croisés. J’ai voulu reprendre cette idée que nous avons vue en cours pour la représenter du mieux que je pouvais. J’ai décidé de prendre des mots qualifiants le roman, des ensembles d’idée, des noms de personnages, des lieux importants pour cette fiction. J’ai laissé un ensemble blanc et très libre, évasé pour donner l’impression que le dessin n’est pas fini ou qu’il y a plus à suggérer comme à la fin de Magnus, le roman se finit quand le héros espère encore recommencer de zéro, on ne connaît pas toute sa vie juste le moment que le narrateur a voulu nous faire connaître donc je prends seulement les éléments qui sont d’après moi « importants » pour ma représentation de la couverture de Magnus.

 

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Published by Lauriane - dans Sylvie GERMAIN
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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 15:30

Pontivy le 11 Novembre, 16h45


Nous voici de nouveau partis en direction de Rennes où l’on nous attend à l'hôtel de Nemours pour prendre un pot d'arrivée entre 18h30 et 19h30, avant de prendre la route pour le restaurant « Léon Le Cochon », se situant à quelques rues seulement de l'hôtel. Mais avant tout cela, Mr Urnauer et moi-même avons fait un crochet pour passer prendre Mme Izanic (la documentaliste) chez elle, car nous ne partions pas qu'à deux dans cette belle aventure. Discussions animées dans la voiture sur divers sujets et principalement le cinéma, dont Mesrine et James Bond (et vous, vos avis ?...), puis arrivée à Rennes vers 19h15. On dépose Mme Izanic et la voiture, puis c'est l'heure de prendre le métro Rennais (en véritable préambule du métro parisien comme qui dirait). Nous voici donc en peu de temps et quelques sauts de puces à l'hôtel déjà bondé et avec une atmosphère oppressante (dans le sens où l’on est tassés comme des sardines et où l'air est vraiment irrespirable) mais tout de même bien sympathique. On retiendra la rencontre avec les 9 Québécois vraiment très gentils et très amusants avec leur petit accent.

 


Rennes, 20h00


Une fois tout le monde réuni, on se dirige lentement mais sûrement vers chez « Léon le Cochon » où nous attend un bon repas et de belles discussions - simple aparté, mais en fait il manquait encore au moins 3 délégués, mais ils nous ont quand même retrouvés facilement. Des discussions, eh oui, parce qu'avec 2 Bretonnes, un Nîmois, 2 Parisiennes, et une Québécoise, il y en a beaucoup de la culture à partager ! Donc avec tous nos bagages d'us et coutumes, on se met à parler d'ours polaires, de tauromachie, d'Obama, du bilinguisme, du patois nîmois, des fouilles archéologiques, de la pluie, de la neige, de la température... Bref ! De tout et de n'importe quoi, car il y a tellement de différences entre les régions et le Québec que l'on est dans l'incapacité d'épuiser un filon de conversation, même pas un seul.


Après tant de paroles et un bon repas (un menu au choix), nous sommes quelques délégués à avoir un peu la bougeotte, donc on prévient tout le monde qu'on va voir un peu la place de la mairie (illuminée et magnifique à 23h le soir). Impossible de faire bouger beaucoup de monde, mais au bout d'un moment, alors que nous étions bien installés sur les marches, on voit un troupeau arrivé devant nous, et là il n'y a vraiment pas de doute, c'est presque le reste de la troupe qui est là. Ah ! Et non, pas toute, car environ quelques minutes plus tard, voici arrivés deux délégués à la traîne, et Mrs les professeurs (enfin 5 ou 6, dont notre aimable Mr Urno, qui s'est sacrifié pour nous ce soir-là à cause d'un clochard, ou en tout cas quelqu'un de pas vraiment net , comme vous le verrez plus tard.) Une fois la troupe au complet, on décide de se remettre en route, mais là, pas de bol! Un clochard (ou quelque chose qui y ressemble), la bouche pleine de chicots et une démarche « je roule des mécaniques mais je n'ressemble vraiment à rien » nous accoste et commence à tourner autour de certaines de manière pas très rassurante. On avance, mais parfait dans son rôle de pot de colle, il continue à faire l'oiseau. Mr Urnauer, pris d'un semblant de pitié pour nous, pauvres petits délégués, fait une tentative de communication, pas vraiment fructueuse au début (car le résultat est pire), puis à la fin, finit par lui dire « Bon écoute, j'te serre la main, t'es sympa, tu veux bien partir de ce côté-ci pendant que nous on va par- là? » Dit il en montrant le côté opposé, tout en lui serrant la main, avec un sourire obligé.

De côté pour nous: - Et vous pendant ce temps là prenez donc un peu d'avance. »

On obéit, bien évidemment, mais en pouffant de rire quand même. Et finalement, le nouvel ami rennais de notre professeur s'en va comme il était venu. Vient ensuite une petite visite rapide du centre de Rennes à pied puis retour à l'hôtel de Nemours pour y « dormir » -sachant que nous avions déjà prévu de passer la soirée dans une de nos chambre à discuter (c'est-à-dire 12/13 dans une petite chambre entassés sur un lit, double certes, mais c'est faisable, ne vous en faites pas !...). Bref, petite soirée parlotte, en pyjama, pour le fun, et attention, on joue tous  le jeu, sinon c'est pas drôle. Puis vers 1h30, les derniers retournent dans leur chambre, après l'épisode où Lucie est restée coincée à la porte de sa chambre car Lucas avait choisi de l'embêter en restant dans sa chambre. Donc Lucie a attrapé la clé de Lucas pour aller dormir dans la sienne, mais il sort en courant après elle, sans bien sûr, prendre la clé de Lucie, donc une bonne tranche de rire avant de se coucher, tout de même, car le lendemain matin il faut être opérationnel pour travailler et délibérer.

Lucas, ayant peur de ne pas réussir à se lever demain, nous demande gentiment de venir frapper à la porte le lendemain au cas où, on ne sait jamais ; donc Coralie, lui et moi nous donnons rendez vous à 8h devant la porte de Lucas. Après cela, je rentre dans ma chambre, tente de lire un peu mais m'endors en écoutant mon iPod.





Mercredi 12 Novembre, Rennes 8h, hotel de Nemours

Toujours endormie, je suis tirée de mon sommeil par une suite de coups puissants frappés à ma porte ; sautant de mon lit, tout en attrapant mes lunettes pour voir qui cela peut-il être, je vais ouvrir en vitesse et vois Coralie me disant: « Bah alors! Qu'est ce que tu fais? On frappe depuis un moment pour que tu descendes prendre ton p'tit dej' avec nous et toi tu réponds pas!

_ (Moi, totalement ignorante de l'heure qu'il peut bien être) Mais euh, dis moi, quelle heure il est là?

_ Eh bien 8h! Tu te souviens qu'on doit être à la Choppe à 9h30 quand même? Et là je reste scotché, littéralement, mon réveil n'a pas sonné et je suis vraiment en retard.

_Bon ok, je vous retrouve en bas dans 5 minutes top chrono, mais au fait, Lucas, il s'est réveillé lui?

_D'accord, Lucas? Oui, oui, pas de problème, il est déjà prêt lui, me répondit-elle en souriant.

Je cours dans ma chambre, prends une douche et me prépare en 5 minutes (et ça c'est un record, bon ok, juste le strict minimum est fait, mais comme on a un peu de temps après le petit déjeuner...)

Descendant les 3 étages me séparant du restaurant, je salue au passage une partie des gens dans l'escalier, puis arrive à l'accueil où je vois tout le monde stationner, et où on me dit qu'il n'y a pas assez de place pour manger et donc que l'on doit attendre un peu. De ce fait, on empoigne le journal posé sur le comptoir et qui voyons nous en photo dans les pages du Ouest France de Rennes? Et bien nous tous allant au restaurant hier soir (y compris Mr Urnauer qui a réussi à rentré dans le cadre on ne sait pas comment), accompagné d'un petit texte sympathique à propos de la délibération d'aujourd'hui. Après ce petit contre-temps, petit déjeuner plutôt agréable et copieux, jusqu'à l'annonce que ce n'est finalement pas à 9h30, mais 9h, que nous devons être à la Choppe! Donc là tout le monde se met en branle pour aller rassembler ses affaires, ses notes, ses livres, ainsi que pour finir de se préparer, puis redescendre l'escalier en colimaçon pour sortir de l'hôtel et attendre que tout le monde soit réuni.

 

9h, Rennes, La Choppe


 Arrivée à la Choppe (on commence à prendre cette habitude), puis nous allons tous nous installer dans la salle où aura lieu la délibération qui se révélera très animée, mouvementée, parfois même un peu houleuse, car tout le monde veut vraiment défendre son beefsteak. Donc un petit briefing et on est parti pour 2h ou je ne sais plus combien exactement de délibération. Étant donné que la table est rectangulaire et longue, la discussion n'en est pas vraiment facilitée, car étant en bout de table, il m'est impossible d'entendre ce que disent mes collègues à l'autre bout. Et comme, bien évidemment, à chaque fois qu'on obtient du calme et que quelqu'un peut se faire entendre pour apporter un argument constructif, tout le monde veut y répondre !... Donc on retombe directement dans un brouhaha du tonnerre, au point même que les journalistes qui se trouvent dans la salle d'à côté nous entendent. De longues discussions ont lieu sur chaque livre que l'on a choisi de garder, on aurait été capable de parler pendant une heure pour un seul des livres, sauf du Roblès où tout le monde est en accord, mais de toute façon nous n'avons même pas pu en parler vu qu'il ne faisait partie d'aucun tiercé régionaux. Bref, revenons à nos moutons, des discussions bien compliquées sur les pro-Del Amo, et les anti-Del Amo, et de même pour Pluyette ; je vous laisse imaginer ce que ça peut donner. Au bout de ces interminables débats, le vote a lieu et l'on a le tiercé tout désigné, en un seul coup. Sincèrement, c’est un vrai choc, nous n'étions d'ailleurs pas tous d'accord, mais les faits sont là et il faut bien respecter le vote. De toute façon, il n'y a aucune ambiguïté sur le lauréat, donc la machine est définitivement arrêtée.

Vient maintenant le choix de celui qui annoncera le tiercé et le lauréat du prix (que l'on appelle président de l'assemblée des délégués, mais au final, c'est un bien grand mot). Je ne me présente pas, et d'ailleurs tant mieux. Le verdict tombe et l'annonce du prix revient à Anne-Sophie la Québécoise. Beaucoup sont déçus, mais c'est comme ça.

L'annonce est faite et un tourbillon de journalistes nous tombe dessus pour de nombreuses interviews.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis réception à l’Hôtel de Ville de Rennes, en présence de nombreux invités prestigieux !...

 

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 14:32
Pontivy 8h
Ça y est, c'est l'heure du départ. Il est temps de rassembler toutes les notes et les arguments sur les livres, et de se diriger vers Rennes.

Rennes, 9h30

Arrivée en vitesse à Rennes, à la Chope, étonnant que je ne sois pas la dernière arrivée, mais Kévin ( Fouesnant) ne met pas bien longtemps à arriver après moi. Après quoi nous avons commencé rapidement. Mise en jambe rapide. Une fois les dix délégués réunis, la meneuse de débat nous donne les directives pour le huis clos et l'on commence les discussions sur chacun des romans retenus pour la présélection et la délibération ( et oui, même le rêve de Machiavel !!...) Discussions animées donc, et la pause l'est tout autant, mais en détente. Après toute cette animation et ces discussions que l'on n'a pas faites pour rien, mais qu'on aurait pu continuer toute la journée, il est temps d'en venir au vote. On reparle encore un peu pour réussir à convaincre et persuader chacun qu'on a la meilleure argumentation et que notre livre est le meilleur, mais il faut bien s'arrêter à un moment. Attente, vote en cours.... ... ...

Chance! 2 de nos choix sont retenus dans le tiercé régional ; il s'agit de Où on va, papa ?  de Fournier et de La traversé du Mozambique par temps calme de Pluyette. Maintenant, vient le choix le plus difficile, celui du délégué, parce qu'au fond, on en a tous un peu envie (en même temps comment ne pas le vouloir). Seule Sterren ( Redon) ne s'est pas présentée ; c'est bien la seule qui est détendue à ce moment-là. Stress durant le vote, et jusqu'à la fin du dépouillement; et là, on n'arrive pas à y croire, on se dit que ce n'est qu'un rêve et qu'on va se réveiller dans l'instant, alors que tout est réel, c'est vrai, mais c'est dur de réaliser que finalement on a vraiment été choisie pour partir à Rennes le mardi et mercredi 11 et 12 novembre. J'ai donc été élue avec Natacha (Saint Brieuc) pour représenter tous mes camarades de 1s2 et tous les autres lycéens de Bretagne et Normandie !... Que demander de plus? Rien, « c'est que du bonheur » comme dirait mon frère. Maintenant il est temps d'annoncer notre fier tiercé ( en tremblant comme une feuille devant la caméra ) aux journalistes qui nous attendent dans la salle d'à côté, pour qu'ensuite on nous demande « vous n'étiez pas trop stressée de faire cette annonce? » et là on répond, « mais non! Pas du tout voyons, c'était très sympathique !... »



Après l'effort, le réconfort avec un bon repas autour d'une grande table dans une salle pleine de bruit et d'effervescence, en compagnie de deux journalistes très gentilles. Un superbe moyen pour échanger nos cultures, nos goûts, nos passions, et apprendre à connaître ceux avec qui l’on a passé la matinée à débattre. Mais bien sûr, il n'y a jamais une arrivée sans un départ ; donc, voici l'heure de rentrer en remballant notre valise d'émotions et de souvenirs inoubliables, on se dit « au revoir et à décembre! » , puis on repart pour s'atteler au travail à préparer pour la délibération nationale.
 Sur la route, coup de téléphone inattendu, c'était l'une des journalistes qui mangeait avec nous ce midi et qui m'a en fait reconnu comme étant la fille d'une de ses amies d'enfance. Une bonne tranche de rire et on raconte tout ça en rentrant. On se reverra la semaine prochaine de toute manière. Retour au bercail, et annonce de bonnes nouvelles. Juste Marie et Noémie, très déçues pour Un brillant avenir (mais ce n'est pas fini, et comme M. Urnauer le dit à Marie : « Tout peut encore arriver » !... ).
Marion David
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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 00:35
 

Magnus erre maintenant de villes en villes. Il est aujourd'hui dans le sud de la France avec pour seule compagnie lui même et sa nouvelle vie sans passé.


Il s'endort ce soir dans une petite baraque qu'il a achetée près de Orange dans le Vaucluse, ici il est assez près du Mont Ventoux pour aller y grimper quand l'envie lui prend d'aller marcher un peu. Il éteint la lampe de chevet et laisse les volets ouverts par cette chaleur estivale. La lune se reflète dans le miroir accroché au mur et la nuit est assez claire pour qu'on puisse distinguer, même dans le noir, la petite chaise accolée au mur, près du lit. Magnus somnole, il se laisse bercer par le chants des cigales et sombre bientôt dans un sommeil profond. Il dort comme lorsqu'il était enfant, encore innocent et ignorant de tout les mensonges dont il avait été la victime. Il rêve de Théa et ses boucles, de Clemens et ses chants , de Lothar et de son masque , de May et de ce fabuleux cadeau qu'est le livre Pedro Pajamo , de Peggy et de sa tignasse rousse, de cette femme qui avait été emporté par les flammes, et enfin de celui qui l'a suivi durant toute sa vie, de celui qui lui a donné son nom , cet ourson qu'il a laissé couler dans le lit du Trinquelin , il rêve de Magnus, sa seule vraie famille qu'il a volontairement abandonnée près de Bazoches pour tenter de repartir de zéro.


Magnus est soudain assis sur cette chaise posté près de son, lit. Il parle d'une voix douce et calme, comme un conteur raconte une histoire. Il parle tout d'abord de cette vieille batisse en Islande tout près de Reykjavik ou un nouveau né vient de naitre, il s'appelle loa. Sa mère est contente et se porte bien. En cadeau de naissance la grand mère du petit lui a fabriqué un joli ourson de taille moyenne au pelage marron clair. Ses oreilles ont été confectionnées dans un morceau de cuir souple brun rougeâtre dans lequel on a découpé deux larges rondelles. Les extrémités de chacune des pattes sont taillées dans le même morceau à l'aspect lisse et luisant. Son museau est constitué de brins de laine noirs cousus serré, en forme de boule. Ses yeux sont singuliers et ont la forme et le doré des renoncules ce qui lui donne un regard doux et éberlué. Durant sa croissance l'ours ne le quitte pas. Il est là pour les premiers pas de l'enfant et aussi les premiers mots. Le premier mot qu'il prononce est « Magnus ». La mère de Loa décide alors d'appeler l'ourson comme ceci et coud alors ce mot sur un carré de coton. Elle distingue chaque lettre d'une couleur différente: le M en grenat , le A en rose, le G en violet, le N en orange, le U en bleu nuit et le S en jaune safran. Il n'a qu'un mais contemple déjà tout ce qui l'entoure. Il court sur la plage de Reykjavik, Il aime sa « terre de glace ».


Alors qu'il est maintenant âgé de deux ans, sa famille décide de déménager en Allemagne. Il change de paysages et tout ça le bouleverse beaucoup. Loa , sa mère et sa grand mère ont quitté leur grande maison islandaise pour rejoindre Hambourg où ils habitent maintenant dans une cave d'un grand immeuble délabré. Sa mère travaille dans les usines d'armements pour subvenir aux besoins du petit garçon. Tous les soirs elle rentre épuisée et affaiblie. Durant la journée, il reste assis près de sa grand mère et enlace son petit ourson. Sa grand mère ne veut pas sortir, cette grande ville inconnue lui fait peur, elle qui a toute sa vie connu le port de Reykjavik. Alors elle reste assise sur son fauteuil à bascule. Elle s'endort souvent, alors Loa regarde dehors et observe les rues pleine de monde. Il aimerait pouvoir sortir et se mêler aux gens dans le marché. Souvent lorsque les fenêtres de la cave sont ouvertes il entend crier. Le plus souvent c'est le nom Hitler qui revient.


Un an plus tard , ce nom est toujours crié dans les rues et les tensions se font sentir même si Loa , lui, ne les comprend pas. La nourriture n'est pas tous les jours au rendez vous.


Le soir pour endormir son enfant, la mère de Loa, lui raconte l'histoire de son mari, un marin et qui un jour a disparu en mer. Elle lui raconte qu'il était très grand, très fort mais qu'il avait cet air rêveur qui lui donnait un air attendrissant. Alors qu'il partait pour une semaine de pêche, elle apprit qu'elle était enceinte. Quelque jours plus tard on apprit que le bateau avait sombré lors d'une tempête. Lorsqu'elle raconte cette histoire, elle ne peut s'empêcher de verser une larmes. Ils s'endorment alors l'un contre l'autre, Loa avec son ourson dans les bras.


Alors qu'il gagne encore un an, la grand mère de Loa tombe très malade, il a alors 4 ans. Elle souffre de fortes fièvres et décède quelques semaines plus tard. Sa mère n'a d'autre choix que de l'emmener avec lui à l'usine. C'est là qu'il découvre enfin Hambourg. Alors qu'il est assis près de sa mère a l'usine, il entend les autres travailleuses utilisé les mots « guerre, bombardement, attaques imminentes. » et toutes ces femmes ont dans leurs yeux de la peur.


Quatre mois plus tard, les soldats sortent dans les rues et conseillent aux gens de rester chez eux. La mère de Loa décide d'abandonner le travaille a l'usine pour s'occuper dé son fils. L'enfant devine malgré son jeune âge la frayeur sur le visage de sa mère et sert lui même son ourson dans ses bras pour se rassurer.


Un soir un bruit sourd retentit. Loa et sa mère se réveillent en sursaut. Une autre bombe éclate. La mère entraîne l'enfant au dehors. Elle est effrayée et Veux aller se cacher a l'usine. Alors qu'ils sont dehors un immeuble s'effondre nom loin de là. Us courent, ils pleurent et arrive enfin a l'usine. L'enfant se cache dans un coin recroqueville sous une table. La mère voit une amie de travaille et court la retrouver. Une bombe à l'entrée de l'entrepot. Loa regarde, traumatisé, les larmes aux yeux sa mère devenir une flamme. Il s'évanouit sous le choc.


Quelque jours plus tard il se réveille sur un lit avec pour seul compagnie son ours Magnus et une femme au sourire peint en rouge.


Le vieil homme se réveille haletant, regarde autour de lui. C'est le matin. La chaise près de son lit est vide et la lumière du jour filtre maintenant a travers les fenêtres. Il a des sueurs froides. Le vieil homme au passé manquant connaît enfin toute la vérité.

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Published by Camille - dans Sylvie GERMAIN
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autour des romans ayant obtenu le Prix Goncourt des Lycéens ces dernières années.

Il est l'oeuvre des élèves de différentes classes de l'Académie de Rennes
engagés dans l'étude d'un roman d'aujourd'hui :

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SYLVIE GERMAIN, Magnus
(Prix Goncourt des Lycéens 2005)



LEONORA MIANO, Contours du jour qui vient
(Prix Goncourt des Lycéens 2006)


PHILIPPE CLAUDEL,
Le rapport de Brodeck
(Prix Goncourt des Lycéens 2007)

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