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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 00:16


J'ai choisi cette image pour représenter la couverture de MAGNUS car celle-ci résume l'histoire. Tout d'abord, nous pouvons apercevoir un enfant seul entouré de débris : ceux-ci pourraient être sa vie. Il semble triste, pensif, comme l'était Magnus dans le livre.  De plus, l'ourson est un élément important, on peut penser qu'il le regarde. Son ourson est pour lui un objet qu'il a toujours possédé, qui a toujours été là pour lui et qui a été  le seul à ne pas l'abandonner. Il repense à son enfance bercée par le régime nazi, d'où l'apparition d'un drapeau nazi sur cette couverture. Le Nazisme fut l'élément qui fit basculer sa "seconde vie". En effet, c'est à la suite d'un bombardement qu'il a perdu sa mère. Cet événement a bouleversé son existence. J'ai aussi mis la lettre "  L "  car c'est avec cette lettre que se termine l'histoire, elle nous laisse dans une sensation étrange.

 

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Published by Thibaud - dans Sylvie GERMAIN
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 05:08

- Magnus vu par Peggy Bell -

 

 

 

            « - Notre première rencontre fut un véritable électrochoc ! Ca, je m’en souviendrai toute ma vie. Ce baiser … Je ne le connaissais même pas. Au début, je l’ai pris pour un           adolescent dérangé. Or il s’avère que, en y réfléchissant, il s’agissait de moi. Je voulais qu’on me dise que je sois jolie, j’ai eu mieux que ce que j’espérais.

            Nous nous sommes perdus de vue, il vivait sa vie et moi la mienne aux côtés de Timothy MacLane. Après sa mort, j’ai donc décidé de retourner en Angleterre où j’ai repris contact avec Magnus pour des cours d’allemand intensifs, j’envisageai alors une carrière en tant que professeur d’anglais à Berlin. Ce faisant, je l’ai invité chez moi à dîner un soir d’automne. La soirée s’est horriblement mal passée, du début jusqu’à la fin du repas et même après. J’étais la seule à engager la conversation tandis qu’il ne disait pas un mot. Je le sentais gêné par quelque chose ou par quelqu’un. Il est vrai qu’il est quelqu’un de timide d’habitude, de réservé je dirais même, mais là, il osait à peine me regarder ! Soudain, il m’a sorti de ces immondices ! Cela m’avait choquée, je crois. Mais finalement, c’est ce qui nous a rapproché lui et moi. Magnus est quelqu’un de très calme et posé. Mais il est aussi très romantique ! La soirée où il me demandait ma main fut tout simplement magique. Avec le tact et l’élégance des grands hommes … - soupir - . De là où je suis, je peux continuer à le surveiller, le guetter, l’aimer en toute tranquillité car je sais qu’il pense souvent à moi, et moi à lui. »

 

 

- Magnus vu par Lothar Benedikt -

 

 

Francis Bacon

 


            « - Adam était un garçon formidable. D’une gentillesse sans pareille. Il n’ était obsédé que par une seule chose : Clemens Dunkeltal, qui – autrefois – se prétendait être son père. Il ne lui aura jamais pardonné les crimes qu’il a commis durant la guerre.  A l’époque où nous l’avions recueilli chez nous, il semblait désorienté, perdu, troublé par ce changement d’identité, bien qu’il ait déjà vécu ce genre d’expérience. Or là il s’agissait également d’un changement de nationalité. Toutefois, le reste de son adolescence se déroula normalement. A son retour du Mexique, Il me parut métamorphosé, et c’était grâce à la douce Mary qu’il avait rencontrée là-bas. Mais après sa mort, il devint de plus en plus distant et renfermé. Le pauvre garçon. Il n’avait plus de repères désormais, c’est ainsi qu’il se retrouva avec l’hautaine Margaret MacLane ! Cette femme était dépourvue de tout amour propre. Je suis le seul à savoir que c’est elle qui a tué son mari. Je n’appréciais pas qu’Adam la fréquente, cependant elle était la seule personne avec qui il se sentait vraiment bien. De plus, je n’avais aucun pouvoir sur lui, il n’est pas mon fils. Toujours serviable, il m’accompagna jusqu’à ma fin, me rappelant que la vie était merveilleuse. J’écoutais avec intérêt ses lectures, je plongeais dans les récits que, certes, je connaissais déjà mais qui m’apaisaient quand c’était lui qui les contait. Il était vraiment quelqu’un d’unique. »


 

Francis Bacon

 

 

 

 

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Published by Margaux - dans Sylvie GERMAIN
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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 06:19


Magnus vu par Peggy Bell :


         La première fois que j’ai rencontré Magnus, je l’ai trouvé adorable. A ce moment là j’avais 17 et lui 15. Je me sentais supérieur à lui car il m’admirait et je ne voulais pas le croire mais il m’aimait. A cette époque j’étais naïve et lui si sensible. Il attendait tend de moi… La fois suivante où nous nous sommes vus, il avait la trentaine et moi pas beaucoup plus. Il était revenu à Londres car sa bien aimée May est morte. Mais il est aussi revenu pour me voir moi. Or je n’étais pas prête à ce que l’on ait une relation. Il était tellement gentil, il faisait tellement d’efforts pour me voir, il me contemplait et remarquait en moi le moindre détail. Je pense qu’il m’aimait. Cependant je ne pensais toujours pas être prête pour lui. Quelques temps après, je lui ai envoyé une lettre lui disant de venir me rejoindre à Vienne et il est venu. C’est à partir de ce moment là que nous avons vécu ensemble. A chaque minute de chaque heure et de chaque jour il prenait soin de moi, me réconfortait lorsque je n’allais pas bien. Il m’aimait tout simplement et moi aussi…


Francis Bacon



Magnus vu par Clemens Dunkeltal :


         Cet enfant, Magnus, je n’en voulais pas. Je hais les enfants. C’était ma femme qui en voulait un alors elle est allé l’adopté et j’ai accepté. Il ne savait pas se tenir, il était ignoble avec tous les autres enfants, il ne parlait jamais… Tous les jours il me freinait dans mon travail. Je ne voulais pas qu’il découvre ce que je faisais mais au fil du temps il l’a découvert, j’étais un Obersturmführer de la SS. Il a donc fallut que l’on déménage souvent, et je partais souvent de la maison donc je le voyais que très peu ce qui m’arrangeais. Un jour j’ai disparu de la circulation, c’était juste à la fin de la guerre, en 1945. Tout le monde me croyait mort même ma famille. Cependant, un jour, lorsque je me faisais passer pour Walter Dohrlich, j’ai reçu un mot. J’ai tout de suite deviné que c’était « mon fils ». Cette ordure, incapable de rien, qui traine dans les pattes de tout le monde. J’ai essayé en vain de le tuer mais ça a échoué. Ce « fils » que j’ai eu a toujours la vie et il m’a enlevé la mienne…

 

 

 

BMC

 


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Published by Steven - dans Sylvie GERMAIN
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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 06:12

 

  • Magnus vu par May Gleanerstones

 

Pour moi, Adam, ou devrais-je dire Magnus, est un homme trés mystérieux au premier abord. Au début, il ne parlait que très peu de lui. Je ne savais rien de sa famille, ni de son passé et il changait de conversation dès que l'on abordait le sujet. Mais une fois qu'on le connaît, Magnus est un homme très attachant et très attentionné . C'est d'ailleurs pour cela que je l'aime. Il a provoqué en moi un tel état de dépendance que je n'ai malheureusement pas osé lui avoué. Mais c'est aussi un homme très mature, qui aime aider les autres, comme le jour où nous nous sommes rencontrés, quand il m'a sauvé la vie.

 

Je pourrais dire aussi que c'est quelqu'un qui est très sérieux dans ce qu'il entreprend, qui aime voyager. Pour finir, je dirais que Magnus est un homme très comprehensif qui sait écouter et respecter les autres.

 


Francis Bacon

 

  • Magnus vu par Hannelore Schmalker

 

Je dois avouer qu'au début, je n'éprouvais guère de joie à l'idée de recevoir Magnus dans ma famille mais je l'ai accepté pour Lothar. C'était surtout à cause des personnes qui lui ont servi de parents pendant des années. Je pensais qu'il serait comme eux, un être sans coeur, c'est pourquoi je ne manifestais aucun sentiment à son égard. Je l'observais de façon discrète, essayant de découvrir ce qu'il pensait des récents événements qui arrivaient. La seule chose que je ressentais pour Magnus, c'était de la pitié et de la méfiance, car il est vrai qu'il était orphelin. Il avait perdu ses soi-disant parents, son nom et son pays. Cependant, quand j'ai apris la vérité à propos de Théa et Clemens, je dois dire que je me suis montrée beaucoup plus accueillante envers Magnus. Une fois mes ressentiment mis de côté, je me suis aperçu qu'il était quelqu'un de très différent des personnes qui l'ont élevé. Il était même tout le contraire de ces personnes.

 

 

Francis Bacon


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Published by Julie - dans Sylvie GERMAIN
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 02:54

Image : Constance

 


L'ourson Magnus raconte sa vie


       Je suis un petit ourson nommé MAGNUS. Un beau jour de printemps, je me suis retrouvé dans un berceau, aux côtés d'un petit bonhomme, Franz Georg, qui était né il y avait alors deux jours. C'est à partir de ce moment que ma vie commença.

 

         Mes cinq premières années n'ont pas été très gaies. Laissés à l'écart de notre famille et battus par notre père, nous avons été placés dans le petit orphelinat d'un petit village perdu d'Islande. Nous y rentrâmes à l'âge de 6 mois. Là-bas les gens ne s'occupaient pas très bien de nous puisqu'on était très nombreux. Nous mangions à peine, dormions à 3 ou 4 par lit et dès que l'on pleurait ou que l'on  faisait une bêtise on était battu à coups de fouets. Ce n'était vraiment pas d'agréables souvenirs. Je ne préfère pas beaucoup en parler.

 

         Un jour, une dame vint à l'orphelinat. Elle demanda de voir un enfant ayant 5 ans. La responsable de l'orphelinat vint vers Franz et l'emmena avec elle dans une pièce très sombre. Il ne me lâcha pas la main et j'entrai avec lui. Elle lui fit quelques tests rapides puis un gros flash : il oublia tout. Moi je me souviens. Je suis le seul d'ailleurs. La dame nous emmena chez elle et là-bas nous recommençâmes une nouvelle vie, bien meilleure. Mais cette belle vie ne dura pas très longtemps. Thea et Clemens Dukental ne nous aimaient pas beaucoup et ils cachaient beaucoup de choses. Je m'en aperçus très vite. La guerre se passa à peu près bien pour nous. Quelques bruits de bombardements mais nous n'étions pas les plus touchés. Lorsqu'elle fut finie, nous dûmes partir. Une fuite sans fin avec des paysages atroces, des morts, des cadavres partout, de la boue, des armes. Le mal était parmi nous. Nous n'avions pas d'explication, juste l'ordre de fuir. Franz et moi avions peur. Thea ne pensait qu'à elle et à son mari et nous grondait beaucoup, nous frappait même. Un jour, je me souviens, elle m'avait enlevé les yeux pour les remplacer par d'autres très laids. Je lui en veux beaucoup.       

 

         A la mort de Clemens, elle tomba en dépression puis mourut à son tour. Franz m'emmena avec Lui à Londres chez notre oncle. Nous fîmes plusieurs périples pour chercher la vérité, cachée depuis tant d'années. Nous rencontrâmes des gens charmants et apprenions à prendre goût à la vie.

 

         La vérité, mais ça vous savez, on l'a trouvée.

 

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Published by Mélanie - dans Sylvie GERMAIN
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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 05:49

                                                        Notule

 

  L’Opération Gomorrhe est le nom d’un code militaire d’une campagne de sept raids aériens, entre le 25 juillet et le 3 août 1943, menés par les forces britanniques et américaines. Ces attaques étaient destinées à la ville d’Hambourg à cause de ses capacités militaro-industrielles. Le but de ces raids était donc de détruire et la ville, et de réduire les capacités militaro-industrielles afin de porter un coup au moral des ennemis allemands. De plus, les américains el les anglais pensaient que ces raids joueraient un rôle important dans la maîtrise de la guerre.                  

   Ces deux forces aériennes (l’ « Air Chief Marshal » du côté britannique et le «8th US Air Force Bomber Command » du côté américain) organisèrent ensemble la mission durant huit jours, 24 heures sur 24. Durant la nuit, les Britanniques agissaient et lorsqu’il faisait jour, c’était les américains. Au total, presque deux-mille sept-cent quatorze avions furent déployés pour lâcher presque neuf mille tonnes de bombes. Ce fut un réel carnage ! Des milliers de personne périrent, des centaines de milliers d’habitations furent détruites en seulement sept jours. Durant la Seconde Guerre Mondiale, il n’y eut pas d’opérations de ce genre aussi dévastatrices que celle-ci.

 

 

Source image

 

      Je placerais cette notule juste après que Magnus se soit rappelé la destruction d’Hambourg qui l’a mené à perdre sa mère. En effet, à ce moment-là, Sylvie Germain commence à parler de cette Opération, ce qui nous laisse nous lecteurs dubitatifs car pour la plupart, nous ne connaissons pas cette mission, ni le rôle qu’elle a eu. Pourtant, cette Opération joue un rôle important dans ce roman - ça correspond au fragment 1 et donc en quelque sorte au commencement du récit -  et donc pour ne pas se perdre, nous devons aller chercher nous-mêmes des informations sur cette mission, ce qui est beaucoup plus embêtant que si elle avait été placée à un endroit du roman. De plus, je trouve qu’avoir des renseignements sur cette mission aurait été intéressant, cela remonte à un peu plus d’un demi-siècle, ça ne fait donc pas si longtemps.

 

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 05:21

             J’ai choisi cette couverture, car je trouve qu’elle est bien appropriée  au livre et à son histoire.

            Premièrement, la croix gammée rappelle la guerre 39-45, toutes les souffrances qu’elle a fait subir a des millions de personnes innocentes, elle rappelle aussi l’Allemagne qui est le pays où  Magnus a vécu toute son enfance, avec ses parents adoptifs. Ensuite, il y a l’ourson, l’ourson qu’il a gardé toute sa vie, il l’a suivi pour toutes les Epreuves de sa vie, les bonnes comme dans les moins bonnes, cet ourson était comme un objet fétiche.

            Deuxièmement, il y a le masque mortuaire, qui rappelle le masque mortuaire de Lothar que lui avait fait la petite fille de Lothar comme cadeau.  Ensuite, le visage, qui je pense pourrait bien représenter le visage de Magnus,  triste, morose, un visage qui montre toutes les épreuves de sa vie  qui n’a pas été toujours facile. Et le fait que la couverture ne soit pas très chargée, je dirais même un peu vide, c’est pour montrer que sa vie n’a pas été qu’une partie de plaisir .

            En conclusion, je trouve que cette couverture pourrait bien représenter Magnus et donner un avant goût au lecteur .

 

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Published by Hélène - dans Sylvie GERMAIN
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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 08:06

- L’ourson Magnus raconte sa vie -

 

 

 

            « - Je suis né le 24 septembre 1920 dans une humble boutique de Reykjavík  en Islande. Mon créateur s’appelait Norman Burrows. Il a quitté son Amérique natale pour fuir le quotidien oppressant qu’il y menait. Un jour, une jeune femme m’acheta. Elle ne semblait pas être déjà maman, cependant elle eut un faible pour moi. Pendant un temps, elle me considéra comme son « confident » ; elle me racontait tous ses secrets, entre autre qu’elle tombait amoureuse d’un jeune boulanger, qu’elle épousa par la suite. Puis vint l’arrivée de la petite Clara, sa fille, en 1928. Dès lors, ce fut à son tour de me serrer dans ses bras et de retenir ses larmes de craintes et de chagrins dans mon pelage roux. Mais la fillette se lassa vite de  mon réconfort. A 11 ans, elle me céda donc à son petit frère, pour le plus grand bonheur de ce dernier, qui ne me quittait plus. Partout où il allait, il m’emmenait, je le suivais partout. Il prenait vraiment beaucoup soin de moi, n’acceptait jamais que quelqu’un d’autre joue avec moi. Je me rappelle même qu’il n’arrivait pas à prononcer correctement mon nom : « Manus » disait-il. Une légère dyslexie mais qui s’arrangea avec le temps. Lorsqu’il allait à l’école, j’explorait son univers. Allongé dans son lit, je guettais, j’observais. Il me vint à l’idée un jour de marcher. Oui, marcher. J’allais et venais dans les pièces de cette modeste maison. Des chambres à la cuisine, du jardin au salon … J’adorais cela. Un jour, Eldjárn, du haut de ses trois ans et demi - et il y tenait - me serra très fort dans ses bras et me dit « Manus, z’ai pas envie de déménazer, moi ! ». Il est vrai que je ne voulais pas partir non plus.


           L’ « après-bombardement » m’a réellement traumatisé. Etrange, pour une peluche pensez-vous. C’était pourtant le cas. Une frayeur constante régnait, tout au long de mon existence future à travers celle d’Eldjárn. Je ressentais ce qu’il ressentait. Ce fut comme cela tout au long de nos vies … Jusqu’à ce qu’il décide un jour de me délaisser près d’un lac. Mais je le comprends. Je ne lui en veux pas. J’étais, il me semble, le fardeau de son passé, et, dit-on, il ne faut pas vivre dans le passé mais avancer, encore et toujours sans se retourner. J’étais un outil qui lui servait à se raccrocher à son enfance, afin de tenter de se rappeler. Je suis content que ça ait marché. »

 

                   

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Published by Margaux - dans Sylvie GERMAIN
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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 06:04

 

Notule

(située après le texte précédent)

 

 

 

            F A M I L L E  B J Ø R N S S O N  :

-    Ásgeir Bjørnsson, né en 1905 à Siglufjördhur. Artisan boulanger de renom dès 1928. En 1930, il épouse une jeune diplômée de l’université de Kópavogur. Il rencontre sa belle-famille en Allemagne en décembre 1941.

-   Augusta Helgenberger, née en 1909 à Kiel. Se rend à Reykjavík pour ses études en 1927 et devient institutrice. De retour dans son pays natal où elle y emmène sa famille, elle tombe sous le charme de la ville de Hambourg, qu’elle ne connaissait pas jusqu’alors et y aménage le 10 février 1942.

Morts sous les bombardements de Hambourg le 29.07.1943

De leur union sont nés deux enfants :

-    Clara Bjørnsson : 13.11.1932 à Dalvík / 29.07.1943 à Hambourg.

-    Eldjárn Bjørnsson : 05.06.1938 à Dalvík / - - . - - . - - - -
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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 05:01

Source image



Fragment 30

 

 

 

            Las de sa journée, Magnus, Adam, Franz-Georg, qu’importe, se couche. Le sommeil se révélera riche en surprises, mais surtout riche en révélations. Il ne s’était pas imaginé une seule seconde qu’il parviendrait à s’en rappeler un jour. Il rêve.

 

            Magnus … Son ourson. Assis par terre. Derrière une ruine d’une vieille bâtisse de Hambourg. Ou alors non loin de la grange, il ne sait pas. En fait, il ne distingue pas très bien le décor, il se contente de se focaliser sur son ourson. Il le regarde, sourit. Il s’avance vers lui. La peluche semble étrangement anxieuse, perplexe. Elle l’attendait pour lui expliquer, tout lui raconter. Oui, le moment était enfin venu de faire resurgir cette vérité enfouie dans les profondeurs de sa mémoire traumatisée.

            « Bonjour Eldjárn. »

L’homme sans nom marque une pause. Dévisage son confident, puis continue. Il s’assoit à ses côtés. Il ne comprend pas … Tout est flou.

« Magnus ? » s’inquiéta-t-il.

Un silence. Finalement :

«  Qui que tu penses être, quelle que soit l’importance que tu y apportes, laisse-moi te raconter une histoire ; la tienne, car il est temps que tu saches enfin d’où tu viens. »

Il commence à comprendre. Il se rappelle du L présent dans son prénom, la grange … Ca y est ! C’est sûr, il s’en souvient maintenant.

L’ours continue son discours :

« Tu as eu une enfance des plus heureuses, et j’en suis le principal témoin. Tes parents et ta sœur te choyaient comme un Jésus. Personne n’aurait pu rêver d’une famille plus aimante. Hélas, du fait de l’Histoire et de ses injustices, tout s’écroula. Le petit Eldjárn fut recueilli dans un foyer pour rescapés où tu restas plus de cinq mois. Je me souviens que tu avais horreur de tous ces gens qui te questionnaient et te forçaient à faire des activités que tu jugeais complètement inutiles et inintéressantes. Tu ne me quittais jamais dans ces moments-là, tu mordillais mon oreille roussie et cela te rassurait. Une fois ce calvaire terminé, un autre se profilait, mais personne ne pouvait s’en douter, lorsque l’élégante et raffinée Thea Dunkelthal arriva à l’agence d’adoption. La suite, tu ne la connais que trop bien … »

 

Il se réveille en sursaut, dégoulinant de sueur. Il se met à  rire, seul, dans la nuit, soulagé, apaisé. La vérité a enfin connu la lumière, le héros a enfin une identité.

« Merci, Magnus. »



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Ce blog est un espace de lecture, d'écriture, de création,
autour des romans ayant obtenu le Prix Goncourt des Lycéens ces dernières années.

Il est l'oeuvre des élèves de différentes classes de l'Académie de Rennes
engagés dans l'étude d'un roman d'aujourd'hui :

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SYLVIE GERMAIN, Magnus
(Prix Goncourt des Lycéens 2005)



LEONORA MIANO, Contours du jour qui vient
(Prix Goncourt des Lycéens 2006)


PHILIPPE CLAUDEL,
Le rapport de Brodeck
(Prix Goncourt des Lycéens 2007)

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