Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 08:15

Pour la prochaine édition du roman, je proposerai une couverture avec un planisphère-puzzle afin de montrer que le héros voyage beaucoup et les pays où il a été seraient entourés en rouge. De plus, le fait que le planisphère soit aussi un puzzle montrerait que Magnus, essaie de reconstituer sa mémoire, son passé désordonné. Magnus est en quête d’identité tout au long du livre. J’aurai également mis sur la couverture les personnes qui ont compté pour lui, l’ont aidé à essayer de se construire malgré ce passé « vide. » Ensuite, pour situer le contexte historique, j’aurai placé des tableaux d’Otto Dix et une caricature d’Hitler (au niveau du pays de l’Allemagne.) afin de montrer que le livre « Magnus » ne parle pas seulement de la quête d’identité du héros mais également d’événements historiques graves. Cette couverture pourrait représenter le livre  Magnus
Repost 0
Published by Justine R - dans Sylvie GERMAIN
commenter cet article
29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 00:00
 

J'ai connu cet homme lorsque j'habitais à Viennes à deux pas de sa maison, il vivait avec sa compagne Margaret MacLane, une anglaise, d'après ce que les gens racontaient.
Je ne le voyais que rarement. Il avait tendance à ne pas s'attarder dans la rue ni à parler de la pluie et du beau temps avec ses voisins. Le seul jour où je lui ai parlé, nous étions à quelques mètres l'un de l'autre, je m'apprêtais à aller faire quelques achats quand je le vis prendre sa voiture. Il avait une allure tranquille ce jour là, il marchait lentement, regardait autour de lui. Nos chemins allaient bientôt se croiser; Il me décrocha un sourire de politesse suivit d'un "Bonjour !".Il avait l'air franc, sympathique, très réservé sans doute, car je dus entamer la conversation. Magnus n'avait pas un physique hors du commun, cependant dans sa façon de marcher, je lui trouvais une certaine élégance. Il portait un costume noir et une sorte de sac en cuir marron qui avait l'air bien rempli. Son regard fut bref mais je vis sous ses yeux marrons, des cernes d'une couleur inhabituelle, d'un rouge clair. Il semblait ne pas apporter d'importance à sa coiffure,et laissait ses cheveux ondulés, d'un brun très foncé, s'envoler derrière ses oreilles.
Ses sourcils très épais et rapprochés de ses yeux, lui donnaient un air froid au premier regard, mais lorsqu'il sourit ce jour là, il dégagea beaucoup de sympathie. Il s'arrêta un instant lorsque je lui adressai la parole, et s'approcha de moi rapidement, je fus en trois secondes, en face de lui. Il se tenait droit devant moi, bien plus grand que moi. Cet homme avait sûrement une vie bien remplie mais je voulais savoir s'il pouvait m'accorder un peu de temps pour le connaître davantage.
Je n'oublierai jamais cet homme à l'air mystérieux, impressionnant, au premier abord, mais très accueillant finalement.

Repost 0
Published by Fiona - dans Sylvie GERMAIN
commenter cet article
28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 02:23
 

 

Fragment 22 – Première fois avec Peggy

 
Fever - Elvis Presley


Cette chanson d'Elvis Presley parle de la fièvre amoureuse pouvant exister entre deux personnes, elle raconte que la fièvre se manifeste en présence de l'être cher. Dans ce passage du livre, « la fièvre » est tellement forte qu'elle conduit le héros à l'impuissance. Il l'avait déjà ressentie, plus jeune à Londres, quand il l'avait embrassée.

 

 

 

 

 

Fragment 24, mort de peggy.

  

Hey That's No Way To Say Goodbye – Leonard Cohen


La mort de Peggy ne s'est, je pense, pas passée comme Magnus le voulait. Peggy projetée dans les airs, son dernier mot étant « Tim? ». Lui, tellement mal en point, n'était pas capable d'aller à son enterrement. La chanson de Cohen illustre bien cette idée dans le sens où Magnus n'a pas vraiment dit au revoir a sa bien-aimée, n'a pas eu le temps... De même pour elle car elle est morte presque sur le coup.


 


 

 

Fragment 29, le héros s'en va.


I'm Not Down – The Clash
 

La chanson « I'm Not Down » raconte l'histoire d'un garçon qui n'a pas eu une vie facile, il s'est fait agresser, voler, humilier, mais n'a jamais baissé la tête. Cela correspond très bien à la fin du livre, car malgré sa vie difficile et les nombreux malheurs qui lui sont arrivés, Magnus relève la tête et repart sur une nouvelle existence.



Repost 0
Published by Brendan - dans Sylvie GERMAIN
commenter cet article
28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 01:04


 


J'ai imaginé une couverture pour le livre Magnus de Sylvie Germain, elle représente un homme, le personnage principal, marchant le long d'un chemin avec un ours à la main. On peut également y voir un grand arbre et une lumière vive. De plus le titre inscrit au dessus de l'homme donne l'impression d'avoir été calligraphié à la main.

Selon moi, cette couverture est pertinente parce qu'elle évoque plusieurs facettes du livre : elle se rapporte à la fiction ainsi qu'à la symbolique présente tout au long de ce roman. En effet, cette couverture fait référence à l'histoire du roman Magnus, le titre est calligraphié de façon à rappeler le moment où le personnage principal a inscrit son nom sur la terre de sa grange. De plus l'homme présent porte un ourson en peluche, tous deux se prénomment "Magnus", ils sont présents tout au long du roman. Ici, ils sont reliés par la main de l'homme ainsi que par le titre, dans la fiction c'est l'histoire du héros qui les unit, la peluche est la seule certitude du héros en ce qui concerne ses origines, la seule chose connaissant la vérité sur sa vie.

Ensuite, cette couverture recèle de nombreux symboles. Le chemin sur lequel évolue l'homme représente sa vie, l'ourson représente l'enfance du héros et l'homme ce qu'il devient à la fin du roman. Cela symbolise le parcours accompli tout au long de ce parcours initiatique. De plus, la symbolique de la vie est bien choisie puisque c'est bien de la vie de Magnus dont parle le livre. L'arbre présent peut également se rapporter à la vie également, ses branches représentent des choix menant chacune à une vie différente. Enfin, la lumière aveuglante est un flash, symboliquement ce flash représente la mémoire et les nombreux "flashs-back" du héros, les fois où il parvient à se rappeler son existence passée. C'est pourquoi je pense que cette couverture est appropriée et intéressante.

Repost 0
Published by Nolwenn - dans Sylvie GERMAIN
commenter cet article
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 08:52

Bouts de vie.

Avec Magnus

Ce n’était pas une simple relation que je détenais avec lui, c’était bien plus encore que je ne saurais le décrire. Il faut dire que notre rencontre était hors du commun car il m’avait sauvé la vie. Au début, je n’ai pas pris cette relation au sérieux car Magnus était plus jeune que moi. C’était un homme à deux personnalités : La première, un homme distant, secret, froid à cause de son acharnement sans fin à la recherche de sa véritable identité et la deuxième, quand il sortait de cette léthargie c’était un homme tout à fait opposé, un homme heureux, souriant, un homme tout à fait ordinaire. Le seul point commun qu’avait ces deux personnalités c’était qu’il détestait être indépendant d’une personne, il aimait se débrouillait seul.

C’’était aussi un homme qui aimait s’instruire encore et toujours, en pensant peut-être que la vérité allait surgir. Il fallait dire que cela pouvait être compréhensible car depuis la résurrection de sa mémoire, sa vie n’a était que mensonges. Et puis il y avait aussi ce vide de ces 5 premières années sur cette Terre, qui était  à remplir et le faisait souffrir dû faite de les avoir oubliés.

Mais ce bout de ma vie que j’ai partageait avec lui n’a pas était que tristesse et malheur, car ces voyages à travers le pays étaient magnifique en sa compagnie car nous étions pris d’une curiosité pour toute ces nouveautés qui se défilaient à travers ces déplacements. Il faut dire que nous étions deux personnes qui n’aimions pas la routine, et mon travail me permettait de ne pas m’ennuyer et de profiter de ces expéditions.

Puis, il y a eu ma maladie et Magnus qui n’était pas un homme qui montrait ses sentiments à commencé à s’ouvrir beaucoup plus qu’auparavant, pendant cette période il a arrêté ses recherches et restait à mon chevet pendant des heures en restant silencieux. Malgré son caractère de ne pas montrer ses expressions, son visage l’avait trahi, ce qui m’avait prouvé qu’il pouvait aimer et s’attacher à une personne. Je pense qu’au final que c’est quelqu’un de bien et à part la recherche de son enfance qui rend une partie de son personnage sombre, c’est un homme généreux, attentif, cultivé … C’est un homme libre.

Par May Gleanerstones
Repost 0
Published by Johanna - dans Sylvie GERMAIN
commenter cet article
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 00:00
 

Cette couverture reflète en effet l'histoire de Magnus. Tout d'abord, le rouge est très présent dans cette couverture, qui représente pour moi la chevelure de Peggy, et la passion que Magnus a éprouvé pour elle. Cette couleur représente aussi l'incendie des bombardement des alliés qui ont eu lieu en Allemagne pendant la 2nd Guerre mondiale qui a brûlé sa mère. Ensuite l'oeil d'une femme qui se trouve dans la flamme représente Peggy, May et sa mère qu'il a beaucoup aimé mais qui sont toutes mortes. L'oeil regarde horizontalement, ce qui fait penser qu'il regarde vers le futur, à la fin du roman, Magnus ne cherche plus son passé, et il dit qu'enfin, sa vie commence. Enfin l'image est constituée de puzzle, mais avec le contour qui manque alors qu'en général, quand on construit un puzzle, on commence par construire le contour. Cela signifie que le début de la vie de Magnus est perdu. Cette couverture reflète bien le roman,: l'amour et la perte des gens qu'on a aimés, mais aussi l'idée qu'il ne faut pas se laisser perdre par cette tristesse.

Repost 0
26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 00:30
 

Magnus... Je l'ai rencontré lorsque mon mari, Térence, et moi étions une fois de plus en déplacement ; au Mexique. Je me baladais dans la rue quand une voiture à surgit de nulle part, et Magnus m'a sauvée. Après cet accident nous avons passé la soirée ensemble en compagnie de Térence. Nous nous sommes revus ensuite dans d'étranges circonstances : il avait fait un malaise alors qu'il était dans le désert ; je me suis donc rendue à l'hôpital. C'est là que j'ai enfin appris son nom. Térence est reparti pour les affaires et moi je suis restée à son chevet, regardant avec curiosité ce jeune homme de onze ans mon cadet ; c'est à ce moment précis que je sus que j'étais tombée amoureuse. A cet instant, Magnus me parut comme un enfant perdu et souffrant. C'est pour cela que par la suite je lui ai proposé de venir avec Térence et moi aux Etats-Unis. Et oui, Térence et moi c'est un mariage arrangé, en réalité il aime un homme nommé Scott et depuis lors Magnus et moi sommes amants. Je crois n'avoir jamais autant aimé un homme que Magnus. A chaque fois que je sens son regard sur moi, mon rythme cardiaque s'accélère et quand il me prend dans ses bras je frissonne.

 

Cela fait plusieurs années que nous sommes ensemble maintenant, nous nous organisons des dîners et des sorties au cinéma dès que nous en avons l'occasion. Je me souviendrai de chacune de ses paroles et de ses sourires. En effet Magnus est quelqu'un que j'aime écouter, je bois littéralement ses paroles. Ses yeux sont magnifiques, ils brillent d'un éclat particulier, surtout quand il me regarde, enfin c'est ce qu'affirme Térence, je ne sais pas si je dois le croire ou non. Ses mains sont d'une douceur infinie et ses doigts sont fins comme ceux d'un pianiste, j'aime sentir ses mains sur moi. Son sourire me fait tout oublier, il me transporte et je serai prête à tout pour voir ce sourire tout au long de ma vie. C'est un homme sensationnel et très attentionné, d'une gentillesse sans condition.

 

Malgré cela, Magnus cache au fond de lui des sentiments de tristesse et de frustration dus à sa famille. Il a du mal à extérioriser ses sentiments, je pense, mais c'est d'autant plus pour cette raison que je l'aime. Après tout chacun d'entre nous cherche à avoir une part de mystère et à pouvoir garder ses sentiments pour soi. Je crois que je pourrais disserter encore un long moment sur Magnus mais je vais m'arrêter là.

 

Magnus est l'homme de ma vie tout simplement.

Repost 0
Published by Morgane - dans Sylvie GERMAIN
commenter cet article
26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 00:00


J’ai choisi de dessiner, pour la couverture du livre Magnus, une couverture représentant sur la gauche un homme dont la tête serait cachée par un masque qui représenterait un ours, c’est-à-dire plus précisément l’ourson qu’il y a dans l’une des couvertures d’origine. L’ours signifie pour le héros un compagnon, un confident, un être qui peut le réconforter c’est pour cela que j’ai décidé de l’inclure, ce masque est un élément du livre, un symbole spécifique qui le traduit. Toujours sur la gauche, j’ai voulu faire un effet d’ombre qui est forcément très accentué pour la mémoire manquante du héros. Durant le roman Magnus, il va avoir une quête d’identité, il va vouloir connaître son vrai nom mais il ne le pourra cependant pas. L’affiche, à droite, est une sorte de poster ayant comme sujet les mots croisés. J’ai voulu reprendre cette idée que nous avons vue en cours pour la représenter du mieux que je pouvais. J’ai décidé de prendre des mots qualifiants le roman, des ensembles d’idée, des noms de personnages, des lieux importants pour cette fiction. J’ai laissé un ensemble blanc et très libre, évasé pour donner l’impression que le dessin n’est pas fini ou qu’il y a plus à suggérer comme à la fin de Magnus, le roman se finit quand le héros espère encore recommencer de zéro, on ne connaît pas toute sa vie juste le moment que le narrateur a voulu nous faire connaître donc je prends seulement les éléments qui sont d’après moi « importants » pour ma représentation de la couverture de Magnus.

 

Repost 0
Published by Lauriane - dans Sylvie GERMAIN
commenter cet article
25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 00:35
 

Magnus erre maintenant de villes en villes. Il est aujourd'hui dans le sud de la France avec pour seule compagnie lui même et sa nouvelle vie sans passé.


Il s'endort ce soir dans une petite baraque qu'il a achetée près de Orange dans le Vaucluse, ici il est assez près du Mont Ventoux pour aller y grimper quand l'envie lui prend d'aller marcher un peu. Il éteint la lampe de chevet et laisse les volets ouverts par cette chaleur estivale. La lune se reflète dans le miroir accroché au mur et la nuit est assez claire pour qu'on puisse distinguer, même dans le noir, la petite chaise accolée au mur, près du lit. Magnus somnole, il se laisse bercer par le chants des cigales et sombre bientôt dans un sommeil profond. Il dort comme lorsqu'il était enfant, encore innocent et ignorant de tout les mensonges dont il avait été la victime. Il rêve de Théa et ses boucles, de Clemens et ses chants , de Lothar et de son masque , de May et de ce fabuleux cadeau qu'est le livre Pedro Pajamo , de Peggy et de sa tignasse rousse, de cette femme qui avait été emporté par les flammes, et enfin de celui qui l'a suivi durant toute sa vie, de celui qui lui a donné son nom , cet ourson qu'il a laissé couler dans le lit du Trinquelin , il rêve de Magnus, sa seule vraie famille qu'il a volontairement abandonnée près de Bazoches pour tenter de repartir de zéro.


Magnus est soudain assis sur cette chaise posté près de son, lit. Il parle d'une voix douce et calme, comme un conteur raconte une histoire. Il parle tout d'abord de cette vieille batisse en Islande tout près de Reykjavik ou un nouveau né vient de naitre, il s'appelle loa. Sa mère est contente et se porte bien. En cadeau de naissance la grand mère du petit lui a fabriqué un joli ourson de taille moyenne au pelage marron clair. Ses oreilles ont été confectionnées dans un morceau de cuir souple brun rougeâtre dans lequel on a découpé deux larges rondelles. Les extrémités de chacune des pattes sont taillées dans le même morceau à l'aspect lisse et luisant. Son museau est constitué de brins de laine noirs cousus serré, en forme de boule. Ses yeux sont singuliers et ont la forme et le doré des renoncules ce qui lui donne un regard doux et éberlué. Durant sa croissance l'ours ne le quitte pas. Il est là pour les premiers pas de l'enfant et aussi les premiers mots. Le premier mot qu'il prononce est « Magnus ». La mère de Loa décide alors d'appeler l'ourson comme ceci et coud alors ce mot sur un carré de coton. Elle distingue chaque lettre d'une couleur différente: le M en grenat , le A en rose, le G en violet, le N en orange, le U en bleu nuit et le S en jaune safran. Il n'a qu'un mais contemple déjà tout ce qui l'entoure. Il court sur la plage de Reykjavik, Il aime sa « terre de glace ».


Alors qu'il est maintenant âgé de deux ans, sa famille décide de déménager en Allemagne. Il change de paysages et tout ça le bouleverse beaucoup. Loa , sa mère et sa grand mère ont quitté leur grande maison islandaise pour rejoindre Hambourg où ils habitent maintenant dans une cave d'un grand immeuble délabré. Sa mère travaille dans les usines d'armements pour subvenir aux besoins du petit garçon. Tous les soirs elle rentre épuisée et affaiblie. Durant la journée, il reste assis près de sa grand mère et enlace son petit ourson. Sa grand mère ne veut pas sortir, cette grande ville inconnue lui fait peur, elle qui a toute sa vie connu le port de Reykjavik. Alors elle reste assise sur son fauteuil à bascule. Elle s'endort souvent, alors Loa regarde dehors et observe les rues pleine de monde. Il aimerait pouvoir sortir et se mêler aux gens dans le marché. Souvent lorsque les fenêtres de la cave sont ouvertes il entend crier. Le plus souvent c'est le nom Hitler qui revient.


Un an plus tard , ce nom est toujours crié dans les rues et les tensions se font sentir même si Loa , lui, ne les comprend pas. La nourriture n'est pas tous les jours au rendez vous.


Le soir pour endormir son enfant, la mère de Loa, lui raconte l'histoire de son mari, un marin et qui un jour a disparu en mer. Elle lui raconte qu'il était très grand, très fort mais qu'il avait cet air rêveur qui lui donnait un air attendrissant. Alors qu'il partait pour une semaine de pêche, elle apprit qu'elle était enceinte. Quelque jours plus tard on apprit que le bateau avait sombré lors d'une tempête. Lorsqu'elle raconte cette histoire, elle ne peut s'empêcher de verser une larmes. Ils s'endorment alors l'un contre l'autre, Loa avec son ourson dans les bras.


Alors qu'il gagne encore un an, la grand mère de Loa tombe très malade, il a alors 4 ans. Elle souffre de fortes fièvres et décède quelques semaines plus tard. Sa mère n'a d'autre choix que de l'emmener avec lui à l'usine. C'est là qu'il découvre enfin Hambourg. Alors qu'il est assis près de sa mère a l'usine, il entend les autres travailleuses utilisé les mots « guerre, bombardement, attaques imminentes. » et toutes ces femmes ont dans leurs yeux de la peur.


Quatre mois plus tard, les soldats sortent dans les rues et conseillent aux gens de rester chez eux. La mère de Loa décide d'abandonner le travaille a l'usine pour s'occuper dé son fils. L'enfant devine malgré son jeune âge la frayeur sur le visage de sa mère et sert lui même son ourson dans ses bras pour se rassurer.


Un soir un bruit sourd retentit. Loa et sa mère se réveillent en sursaut. Une autre bombe éclate. La mère entraîne l'enfant au dehors. Elle est effrayée et Veux aller se cacher a l'usine. Alors qu'ils sont dehors un immeuble s'effondre nom loin de là. Us courent, ils pleurent et arrive enfin a l'usine. L'enfant se cache dans un coin recroqueville sous une table. La mère voit une amie de travaille et court la retrouver. Une bombe à l'entrée de l'entrepot. Loa regarde, traumatisé, les larmes aux yeux sa mère devenir une flamme. Il s'évanouit sous le choc.


Quelque jours plus tard il se réveille sur un lit avec pour seul compagnie son ours Magnus et une femme au sourire peint en rouge.


Le vieil homme se réveille haletant, regarde autour de lui. C'est le matin. La chaise près de son lit est vide et la lumière du jour filtre maintenant a travers les fenêtres. Il a des sueurs froides. Le vieil homme au passé manquant connaît enfin toute la vérité.

Repost 0
Published by Camille - dans Sylvie GERMAIN
commenter cet article
25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 00:00




 


On peut imaginer que la couverture du livre Magnus de Sylvie Germain est une longue route zigzaguant entre les différents pays de sa vie, traversée par des tunnels. En effet ce récit retrace le parcours initiatique du héros. L’illustration montre une route qui signifie l’évolution du héros, la redécouverte de son identité qui était plongée dans l’ignorance absolue. Magnus qui est confronté tout au long de son existence à des moments heureux mais surtout malheureux. Il cherche à reconstituer durant ses voyages dans les multiples pays dans lesquels il a vécu, certains fragments de son passé de sa petite enfance. Cette quête lui laissera beaucoup de questions sans réponse, mais lui permettra de mieux savoir qui il est vraiment et de donner plus de sens à sa vie. Ainsi dans son long périple, allant de surprise en surprise, alternant bonheur et horreur où il est souvent question de noirceur, le héros rencontre également l’amour de May et de Peggy. Cependant le malheur continue de s’abattre sur Magnus qui les perdra toutes les deux. On peut voir par cette citation de Sylvie Germain les obstacles qu’il doit traverser ne sachant plus quoi faire :

 

« De l'inconnu, délivrez-moi !
De ce silence, délivrez-moi !
De cet oubli, délivrez-moi !
De la déperdition, délivrez-moi !
De mon absence, délivrez-moi !
Moi qui suis innommé, de grâce, nommez-moi !
De cette perdition, de grâce, sauvez-moi !
De grâce, écoutez-moi ! Entendez-moi...
M’entendez-vous ?
May, m'entends-tu ?
Lothar, m'écoutes-tu ?
Peggy, me pardonnes-tu ?
Et toi ma mère ma brûlée ma brûlure, m'entends-tu ?
Où êtes-vous, que dites-vous ?
M’entendez-vous ? »

 

De plus, le tunnel représente des pans de sa vie où il est plongé dans les mensonges, l’illusion et l’incompréhension. Mais il ne perd jamais espoir et continue à chercher une vie meilleure qu’il découvre à travers l’amour et la redécouverte de son identité. Par exemple, lorsque l’amour de sa vie, Peggy meurt écrasée par la voiture du père adoptif de Magnus, malgré cette perte énorme, il s’installe dans un petit village de France et mène une autre existence, exilé de tout. Au lieu de s’apitoyer sur son sort et de perdre toute espoir, après trois ans en France dans ce lieu perdu de la civilisation, il décide de tout reprendre à zéro décrit dans le fragment 0 :

« Sain de corps et de race ; quant à l'esprit, il est nu, page gommée prête à être réécrite ». 

 

Enfin , le parcours initiatique de Magnus, illustré par un long chemin sur la page de garde que j’ai représenté donne une impression d’infini. Il signifie que sa vie à la fin du roman n’est pas fini et même, ne fait que commencer. Cette route sans fin exprime aussi l’inconnu de sa prochaine destination, sa nouvelle vie si bien que après la mort du moine, Magnus ne veut plus vivre dans la solitude exilé de tout et décide de reprendre une autre vie ailleurs :

« S'en aller, chante tout bas le livre des merveilles et de l'insoupçonné, s'en aller... S’en aller ».

Pour conclure, ce récit est à la fois émouvant et magnifique, malgré les obstacles auxquels il est confronté et qu’il doit traverser tout au long de sa vie. Il redécouvre au fur et mesure de l’avancée de l’histoire une part de son identité, sa mémoire et la filiation. La couverture proposée peut donc être une illustration adaptée au roman Magnus.

 

 

Repost 0
Published by Hughes - dans Sylvie GERMAIN
commenter cet article

Accueil

Ce blog est un espace de lecture, d'écriture, de création,
autour des romans ayant obtenu le Prix Goncourt des Lycéens ces dernières années.

Il est l'oeuvre des élèves de différentes classes de l'Académie de Rennes
engagés dans l'étude d'un roman d'aujourd'hui :

http://blogs.mollat.com/litterature/files/sylvie-germain.jpg
SYLVIE GERMAIN, Magnus
(Prix Goncourt des Lycéens 2005)



LEONORA MIANO, Contours du jour qui vient
(Prix Goncourt des Lycéens 2006)


PHILIPPE CLAUDEL,
Le rapport de Brodeck
(Prix Goncourt des Lycéens 2007)

Liens