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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 11:14
 

1er Extrait :


- La mort de May, le moment où Magnus, Térence et les amis proches de May sont dans la montgolfière. (p.134 )


- Chanson choisie : «Je vis où tu m'as laissé » de Calogero.





«Je vis où tu m'as laissé

Comme étranger à moi même

L'amour à perpétuité

Je m'étais pris à en rêver

J'en suis où tu m'as laissé

C'est une absence qui m'enchaîne

Les pieds et les poings liés

Je m'étais pris dans tes filets»

Je trouve que les paroles de la chanson pourraient correspondre à ce moment car en effet Magnus se trouve où « l'a laissé » May après sa mort et de plus il se retrouve à nouveau seul : «étranger à lui-même » du fait qu'il est à nouveau perdu et qu'il n'a toujours pas retrouver sa véritable identité. De plus cela faisait plus d'une dizaine d'années que sa romance avec May se consumait et il pensait que cela allait durer « à perpétuité ». Ainsi cette « absence » l'affecte énormément et il était en quelque sorte prit dans « les filets » de sa vie quotidienne avec May.

 

2 ème Extrait :


- Lorsque le héros se prénomme alors Adam, le moment où il embrasse Peggy alors qu'ils étaient adolescents. Juste après l'avoir embrassé Adam est partit en courant. (p.69, 70)


- Chanson choisie: « A chaque seconde » de AqME



Je trouve que ce moment là collerait parfaitement avec cette chanson car en effet même quand Peggy est avec Magnus elle pense encore beaucoup à Tim, son défunt mari. Le fait que l'homme dont il est question dans la chanson soit lui aussi mort et que Peggy passe la nuit avec Tim alors quelle ne l'aimait plus sont des points positifs qui peuvent expliquer pourquoi j'ai rapproché ce moment et cette chanson. La dernière phrase pourrait signifier autre chose que ce qu'elle signifie dans la chanson, effectivement d'après le livre cette phrase pourrait plutôt signifier le fait que Peggy regrette énormément les dernières paroles qu'elle a dites à Tim

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Published by Morgane - dans Sylvie GERMAIN
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 03:00

J’ai choisi de faire ce montage car les éléments de la photo sont tous représentatifs de l’histoire de Magnus dans le récit de Sylvie Germain.

Tout d’abord les couleurs : Le noir et le blanc évoquent les souvenirs, et la lumière venant de la droite inclinée vers la gauche et au ras du sol nous donne une impression de retour en arrière, dans le passé. Cela illustre en quelques sortes les recherches effectuées pas Magnus sur sa famille et ses parents ainsi que sa véritable identité.

Ensuite, les points d’interrogations, le passeport et la carte d’identité aux écritures brouillées nous montre bien l’état d’esprit du héros, il se pose  beaucoup de questions sur sa véritable identité et encore une fois sa famille, d’où les points d’interrogations.

Finalement, le nounours qui évidemment fait référence à la peluche que le héros emporte avec lui tout au long de sa vie.

 

Donc je pense que cette photo pourrait faire office de couverture pour ce roman.

 

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Published by Constance - dans Sylvie GERMAIN
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 00:00

Durant ma triste et courte vie, j’ai longuement médité sur Magnus et moi-même. Sa personnalité m’a énormément frappé. Avant de vous raconter l’homme formidable qu’il était tout de même parvenu à devenir, je vais me présenter rapidement :

Peggy Bell, allias Margaret McLane, jeune veuve. Adulte renfermée, triste et un brin heureuse d’avoir rencontré Magnus… Voilà.

Magnus croyait qu’à la mort de « … » ( je ne prononce jamais son nom ), mon silence troublant  était lié à un amour perdu inconsolable. Mais non, il l’ignorait. Je n’aimais plus l’homme auquel j’étais mariée. Je me sentais coupable de sa mort, ce qui m’a tant traumatisée. Maintenant j’en suis certaine, Magnus le savait, de par sa perspicacité ou son intuition.

Faisons un petit «  flash back » lorsque nous étions encore jeunes et  innocents.

Cet être me semblait si curieux du monde féminin, qu’en jour en autre pour l’aborder mais aussi pour voir l’effet que je procurais à un garçon si renfermé, je lui demandais : « Est-ce que je suis jolie ? »

Soudain, sans que je ne pus faire un geste, il m’embrassa. Ce fut un « baiser volé » bien entendu ! Mais plus tard, je méditais à propos de cette étreinte et me posais la question : Ne me plaisait-il pas réellement ?  A partir de là, je vis grandir en lui un sentiment de tendresse et d’affection jamais encore démontré… Car tout  le monde savait qu’il était avare de sentiments, hormis envers son ourson ! Même à l’âge adulte, sa ridicule peluche était « sacrée ». Malheureusement, il resta de lui un côté enfantin…

Mais, je tiens à dire que lorsqu’il fut mon amant, il me combla autant par sa personnalité mystique que par son intérêt pour ses origines, sa passion de la vie tout simplement. On doit se demandait pourquoi nous nous sommes quittés, mais je pense que tous deux, nous voulions oublier, ou du moins ne plus penser à la mort d’un proche. Et par ce fait, il était évident que chacun de son coté, nous devions repartir du fragment 0 …

 

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Published by Laura - dans Sylvie GERMAIN
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 07:00
 

1-Insolation à Paramo.

Pink Floyd – Is There Anybody Out There

 

 

La musique de départ apparaît comme psychédélique, on entend en fond sonore des bruits de vagues comme si le personnage se noyait dans ses pensées les plus profondes. Une voix mystérieuse semble surgir de son esprit, et vouloir l'éveiller, comme pour le sortir d'un rêve qui le hante depuis ses cinq ans. Des sirènes se font entendre telles des alarmes incendies, un bourdonnement suit puis, tout à coup, la mélodie débute, calme, comme flottante, emportée dans un rêve. C'est une sorte de délivrance, le personnage se souvient, il passe de l'ombre à la lumière.

 

2-La tentative de meurtre à Vienne.

 

Supertramp – The Crime Of The Century

 


L'introduction est calme, Magnus et son amie déambulent ensemble afin de rentrer chez eux. Soudain, la batterie donne un sentiment de choc, de collision, les deux corps gisent à terre. La musique devient planante à travers le solo de guitare, l'instant est comme figé. La guitare laisse la place à la mélodie principale du morceau, elle est jouée au piano et est encore plus intemporelle que la précédente. Le temps s'est arrêté.

 

3- Magnus suit les abeilles afin de rejoindre le petit moine.

 

Yann Tiersen – Frida




 

La musique est une sorte de valse étrange, le personnage, à savoir Magnus, est balancé dans un univers qui le rend perplexe. En effet, Magnus suit les abeilles mais parfois avec hésitation, comme s'apprêtant à faire demi-tour, d'où le rythme decrescendo par moment dans le morceau. Magnus hésite entre magie et folie pure, ce qui donne une espèce de danse entre Magnus et les abeilles.


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Published by Florent - dans Sylvie GERMAIN
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 01:30
 




Si je devais éditer une nouvelle couverture du roman Magnus, je choisirais une image désordonnée, qui décrirait la vie de Magnus. Tout d'abord, je dessinerais un nuage sur un fond noir. Le noir représenterait le vide, l'absence. En effet, le personnage ignore son passé, car sa mère qui lui raconte une version idéalisée de celui-ci, Magnus ne connaît pas les 5 premières années de sa vie. Ensuite, au centre du nuage se trouverait la photo de l'ours en peluche, le socle de l'histoire de Magnus, la seule certitude qu'il a. De ce dernier se disperseraient des bulles représentant les pensées diverses de l'homme. Le fond serait une carte du Monde, montrant les différents pays où Magnus écrira sa vie : l'Allemagne, l'Angleterre, les Etats-Unis, l'Autriche,l' Italie, la France. Le personnage principal y a construit une partie de lui-même, à chaque pays une étape importante dans sa vie, l'apprentissage de l'anonymat, les études, la découverte de l'amour, de la mort… Il y aurait par dessus une alternance de couleurs vives et de couleur sombres, ce qui montrerait les multiples facettes du personnages, les sentiments qu'il peut éprouver. Par exemple, Magnus connaît l'amour, la joie, l'affection mais ignore en même temps sa propre personnalité, son identité. Il sait le mensonge, la peur et ce mélange pourrait se traduire par une palette de couleurs diversifiée. Pour finir, je mettrais des photos représentant des morceaux, des fragments de lui : des photos du bombardement de Hambourg, des camps nazis en Allemagne, des fleurs des boucles d'oreilles, une lettre L ... Pour la prochaine couverture du roman « Magnus », je ferais donc un dessin original qui aurait pour but de décrire un peu la vie de Magnus.

 

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 01:20

 

Je trouve cette proposition de couverture pertinente. En effet, elle est composée d’un ourson, objet important de l’histoire car c’est la seule chose dont le héros garde de son passé, d’un homme lisant un livre (étape importante dans le roman), d’une carte du monde symbolisant les nombreux voyages de Magnus, d’un puzzle en fond représentant sa vie et des couleurs noire, blanche et grise montrant la tristesse de la vie du héros. Ainsi, l’ourson occupe une place importante dans le roman car il est présent dans chaque scène, aussi bien quand le héros est enfant que adulte (par exemple, on le retrouve quand il quitte sa mère adoptive lors de la déroute de l’Allemagne, mais aussi lors du repas en tête à tête avec Peggy). Quant à l’homme lisant un livre, cela symbolise la lecture du livre prêté par May à Magnus, qui est une mise en abyme de sa vie, car le roman raconte l’histoire d’un homme qui est sur les traces de son père, tout comme lui. De plus, la carte du monde est symbolique des nombreux voyages qu’effectue le héros dans le roman, tel que les Etats-Unis, l’Autriche, l’Angleterre, etc. En outre, le puzzle en fond de couverture fait référence d’une part à la vie de Magnus, qui est en « morceau » qu’il doit retrouver pour reconstituer et d’autre part, l’écriture du roman sous forme de fragment. L’utilisation des couleurs noire, blanche et grise symbolisent la tristesse de la vie de Magnus, car il lui arrive plusieurs mésaventures, voire malheurs, comme la connaissance de son véritable passé et les pertes successives de ses amours, May et Peggy. Par conséquent, cette proposition de couverture est particulièrement adaptée pour le roman de Sylvie Germain.


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Published by Florian P - dans Sylvie GERMAIN
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 01:00

 

Pour la future couverture de Magnus, j’ai fait le choix du rubik’s cube. Ainsi, ce jeu récent démontre que ce genre d’histoires n’ont pas pris de rides. De plus, cet objet rappelle la complexité de la vie de Magnus. En effet, c’est un casse-tête dont on cherche la solution à l’instar de Magnus qui est en permanence à la recherche de la vérité sur son identité et son passé. Il essaie, durant une bonne partie de sa vie, de mettre de l’ordre dans sa mémoire. Il la reconstitue comme les faces d’un rubik’s cube. Pour cela, il faut tourner, retourner, avancer, reculer et c’est ce que fait le héros en quelque sorte (ex : il va en Angleterre, puis au Mexique, retourne en Angleterre etc…). Aussi les couleurs et les facettes de l’objet renvoient à la manière dont est construit le livre avec ses fragments, notules, échos, résonances… La seule face rouge représente Magnus et son ourson. Le rouge c’est la peur, le chaos, la guerre et la destruction, mais aussi le mystère de la vie, de sa vie. Le reste des facettes sont grises, elles signifient le monde qui entoure le personnage principal, ses rencontres, les évènements de sa vie, sa mémoire et son identité. Cette couleur exprime la tristesse, la douleur, le brouillard et le flou de sa mémoire, des événements de sa vie. La police de caractère du titre était utilisée sur les affiches de propagande nazie. Je l’ai choisie pour faire un clin d’oeil à l’environnement historique dans lequel il a grandi.

 


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Published by Clara - dans Sylvie GERMAIN
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 00:00

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………(silence)…………………………………………………………………………………………

Croyez vous un simple ourson en peluche soit doté de la pensée, doté de ce que les humains appellent une conscience???

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………(silence)……………………………………………………………………………………………

 

Une enfant eut un 23 janvier 1929 pour son dixième anniversaire des boucles d’oreille en forme de renoncule. C’est à ce moment que commence mon histoire.

L’enfant chérissait tellement ses boucles d’oreille (bien qu’elles ne soient qu’en cuivre), elle leur portait un tel amour qu’elle avait peur de les rayer. Un jour en rentrant de l’école elle me trouva assis tout seul sur un banc attendant que quelqu’un me remarque. Elle me prit dans ses bras.

J’étais tellement engourdi par le froid que je ne me rappelais plus mon ancien maître, je ne me rappelais plus d’autre chose que le froid. Alors quand elle me mit dans sa poche pour me ramener chez elle je me laissais aller, je m’endormis.

Elle me réveilla très tard dans la nuit pour me regarder plus en détail.

J’avais une peau toute douce et ferme,mon oreille n’était pas encore roussie à cette époque là j’étais encore le magnifiquement beau Magnus. Mon nez par contre a toujours été un peu gros je trouve mais cela n’est pas très grave revenons à mon histoire.

Alors je disais elle me réveilla en me gratouillant le ventre. Elle me demanda mon prénom, comme seule réponse je ne pus que la regarder les yeux hagards. La petite se démena pour m’en trouver un qui m’aille bien. Plus de 3 heures était passé je m’endormis me dit plus tard ma petite maîtresse. Elle me mit une vieille couverture bariolée qui était un peu trop grande pour moi dessus était écrit un nom (celui de son « frère » m’expliqua t’elle un jour).

En effet elle avait un frère que je n’ai jamais connu malheureusement, il s’appelait Magnus. Ma petite protégée décida donc de m’appeler ainsi. Pendant 10 ans encore elle prit soin de moi mais un jour quelque chose lui parasita le ventre, il se mit à enfler, il grossit j’avais peur pour elle mais elle n’avait pas l’air de le comprendre. Tout le monde autour d’elle était heureux, un jour je ne la vis plus, elle était partie… Je crus qu’elle m’avait laissé aussi tout comme mon ancien maître.

Un jour pourtant elle rentra dans sa chambre elle était toute dégonflée elle se jeta sur le lit et quand elle me vit assis sur sa petite table de nui parmi des boucles d’oreilles et d’autres bijoux en tout genre, elle se mit à rire mais pas n’importe quel rire un rire de pure joie, de bonheur, de bonne humeur, d’amour juste. Elle me prit dans ses bras me fit tout plein de bisous partout et de caresses.

Soudain un homme entra il était grand avait de beaux cheveux frisés en bataille et dans ses bras il tenait une petite chose toute rose qui gigotait dans tous les sens en poussant de etits cris. Je pensai donc que pendant son absence ma maîtresse m’avait remplacé. C’était en quelque sorte cela m’expliqua t’elle la nuit suivante. Je m’endormis.

Quand je me réveillai, je ne voyais plus la vie, les choses de la même couleur tout était plus clair, plus doux, plus beau. Je pris plusieurs jours à en découvrir la raison mais je la découvris.

Un jour que ma petite protectrice se promenait dans la maison pour monter toutes les belles choses au petit truc rose qui pousse des cris, elle passa devant un miroir et là je vis mes yeux. Ils avaient une forme de fleur très très rigolote. Grâce à ces nouveaux yeux, j’avais découvert la vie. Chaque grain de poussière avait une couleur différente, chaque personne de ma petite famille irradiait d’une onde de couleur dorée. Plus particulièrement la petite chose rose.

Trois ou quatre années (je n’ai pas une très bonne représentation du temps) plus tard, ma petite famille décida de partir je ne saisis pas du tout pourquoi mais je les suivis un petit voyage ne fait pas de mal.

Quelques mois plus tard on arriva dans une immense ville toute détruite. La tension avait monté dans le groupe sans que je comprenne pourquoi.

Je ne me rappelle plus grand-chose de cette époque à part le moment le plus triste de ma vie. J’étais caché dans le creux des bras de ma protectrice. Une énorme cacophonie nous entourait, des sifflements, des explosions, des cris des pleurs, c’était insupportable...

Ma maîtresse pleurait parce qu’elle avait perdu l’homme qui nous suivait. Je pense qu’elle pleurait sûrement car maintenant elle devait s’occuper seule de la petite chose qui criait.

Deux ou trois jours se passèrent encore avant le drame. Et quel drame ...

Un oiseau de feu tomba du ciel dans un cri aigu et entama une danse mortelle avec ma maîtresse elle partit rejoindre l’autre homme je suppose mais elle nous abandonna moi et la petite chose rose dans les décombres de la ville. De plus j’y ai moi-même laissé un bout de mon oreille.

La petite chose rose se cramponna désespérément à moi pendant plusieurs mois.

On nous amena tous les deux dans un endroit rempli de petites choses ça grouillait comme des asticots. On y passa quelque mois jusqu'à ce que l’on nous présente une bonne femme aguichée de boucle d’oreille de diamant. Elle examina mon jeune maître puis alla parler avec une dame puis nous emmena tous les deux dans une grande grande maison.

Elle essaya de nous séparer mais je n’avais pas envie de laisser ce petit homme qui commençait à avoir la même apparence que le malheureux homme disparu de mon ancienne maîtresse.

Elle continua comme ça pendant des années l’endoctrinant, essayant de prendre la place de son ancienne mère. Elle n’y réussit jamais vraiment.

Je me réveillais un jour, on était plus dans la maison il y avait plein de monde sur les routes mon jeune propriétaire me rassurait le soir il me chuchotait de magnifiques histoires qui me remontaient le moral. Et ça continua ainsi pendant deux ans, un peu moins je croie. Toujours est il qu’un jour cette vilaine bonne femme m’attrapa me décousit mes yeux et à la place, elle me mit ses affreuses boucles d’oreilles en diamant qu’elle avait le jour où elle est venue nous chercher dans l’endroit rempli de petites choses.

Après m’avoir recousu ces yeux affreux, elle m’enferma dans une valise. Ce moment a été très difficile pour moi. Quand mon maître me réveilla et qu’il eut vu mes yeux il me les couvrit avec l’écharpe que j’avais autour du cou et m’enferma dans une armoire pendant très très longtemps.

Alors j’ai pleuré, pleuré pendant tout le temps où je suis resté enfermé...

Quand il rouvrit l’armoire (c’était juste avant de repartir encor une foi pour un voyage) il me retira mon écharpe me retira les affreux yeux et me recousis ces pétales si chers à mon cœur.

Les années qui suivirent, je n’eus plus très grand intérêt pour mon maître qui petit à petit devint vieux je servis une fois je crois comme décoration sur une table.

Au moment où je vous parle, je suis assis sur l’étagère d’une petite fermette en France je crois, je ne suis plus vraiment entier des petits être gris aux grandes oreilles roses m’ont grignoté le bout des pattes arrières.

Je sens que je vais bientôt pouvoir aller rejoindre ma précieuse maîtresse à l’endroit où elle est partie...

 

Je suis désolé pour le manque d’information mais si j’ai bien une conscience je ne sais pas lire et je ne peux parler qu’à la personne qui s’intéresse vraiment à moi, à la personne qui me témoigne de l’amour c’est pour cela que je ne connais pas vraiment le tout début et la toute fin de mon histoire.

 

 ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………à vous de voir...

 

 

   

 

 

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Published by Florian - dans Sylvie GERMAIN
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 15:41
  1.Fragment ? P.265

 

 

Etienne Daho – Le Premier Jour du reste de ta vie.

 


Dans ce fragment, on peut imaginer Magnus marchant sur une longue route déserte en route vers son passé, en route vers sa terre natale, l'Islande. Avec un sentiment d'impatience et en même temps de détermination, il traverse les différents paysages, et tourne ainsi le dos à la France.

La chanson convient surtout à son titre « Le Premier Jour de ta vie », tirée du film du même nom, car ce fragment correspond au début de sa nouvelle vie. Et de plus, le sentiment de gaiété que l'on perçoit dans la chanson, donne de l'espoir à Magnus.

 

 

 

2.Deuxième paragraphe page 138 et suite page 142

 

Michael Andrews – Mad World

 

 

C'est une chanson, interprétée par le londonien Michael Andrews, qui exprime tous les sentiments que ressent le héros lorsque celui regagne Londres après la mort de May, sa maîtresse, à qui il s'était énormément attaché. Ce morceau s'intitulant « Mad World » rappelle la situation de Magnus qui doit se convaincre qu'il ne verra plus May. Il devra donc faire, seul, son deuil.

 

 

 

 

3. Dernier paragraphe p.222 jusqu'au premier paragraphe p.223

 

Timbaland - Apologize


 

 

Dans ce passage, Magnus s'en veut d'avoir menacé son père dans le restaurant. Car s'il ne l'avait pas fait, Peggy ne se serait sans doute pas décédée. Le héros va donc entrer dans une période de deuil et à partir de ce moment, il va essayer de recommencer une fois de plus une nouvelle vie. Mais malgré cela il va s'en vouloir ; la chanson convient donc avec son titre « Apologize » (qui signifie le pardon en anglais).

 

 

 

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Published by Héloïse - dans Sylvie GERMAIN
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 15:30


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Il était confortablement allongé dans son lit, l’œil rivé sur son livre. Après plusieurs heures de lecture intensive, ses paupières s'alourdirent, sa vue se troubla, Magnus s’endormit. Son esprit s’enfuit, s’en alla, s’égara et ce qui allait se passer, Magnus s’en doutait. Une fois de plus, son esprit s’obstinait à vouloir le savoir. Savoir quoi ? Ce qu’il avait été là où dans sa mémoire tout n’était que cendres et souvenirs brisés. Où avait-il vécu ? Pourquoi n’avait-il aucun souvenir réel de ces cinq années qui restaient pour lui aussi sombres qu’une nuit d’hiver ? Son esprit y revint mais ce soir là tout ne se passa pas comme les autre fois. Dans l’escapade de son subconscient, Magnus fit une rencontre étrange, il rencontra Magnus : pas le Magnus qui rêvait mais le Magnus qui avait servi de compagnon durant des années à ce rêveur.

Au début, l’homme et la peluche s’observèrent longuement, Magnus resta bouche-bée quand il vit sa peluche clignant des yeux, remuant la tête et les bras mais c’est l’expression du visage de la peluche qui le marqua le plus. Celle-ci n’avait pas l’air heureux que Magnus connaissait depuis longtemps mais au contraire un air anxieux et mystérieux marqué par des sourcils froncés et des yeux plissés. La peluche s’approcha enfin, tournant autour de Magnus comme si ce dernier était sa proie.

Puis elle s’arrêta sèchement, et engagea la conversation entre ces deux inconnus qui se connaissaient si bien. Elle demanda d’abord s’il la reconnaissait et la réponse ne put être que positive, ensuite Magnus enchaîna, posant à son tour une question qui le taraudait depuis des semaines, des mois, des années : «  Qui suis-je ? ». Devant cette question, l’ourson eut un sourire plein de malice. Lui qui connaissait si bien Magnus, sûrement mieux que ce dernier lui-même.

Il commença donc à lui raconter l’histoire d’un petit bout d’homme qui naquit à Akureyri, ville du nord de l’Islande. Celle qui l’a mis au monde, se nommait Joanna Cörg et elle avait 32 ans lors de la naissance de Magnus. Son père, Mattias Gefjun était un brave homme, luttant chaque jour pour ramener de quoi manger à ce qui subsistait comme la seule flamme de sa vie, son fils Magnus.

Mattias s’était d’ailleurs ruiné pour offrir à Magnus un objet auquel il pourrait s’attacher et qui serait son gardien.

L’ourson arrêta quelques secondes son monologue et Magnus restait planté, frappé de plein fouet par un rejet d’informations qu’il avait plus ou moins cherchées toute sa vie. Ces informations n’étaient pas venues de la manière qu’aurait souhaitée Magnus, c’était bien trop brutal. Quelques phrases à peine pour tant de choses …

Sans laisser un moment de plus à Magnus pour se remettre de ses émotions, Magnus l’ourson continua. Il était le gardien d’un homme au passé effacé et il se devait de lui dévoiler la vérité. Il lui révéla que son vrai prénom était Leifur. Leifur Gefjun. Leifur qui veut dire heureux en islandais était un prénom tout choisi pour l’ex-Magnus. En effet Leifur était très heureux dans sa tendre enfance, le peu de temps libre avec ses parents était agréable, leur relation était fusionnelle. Mais tout changea lorsque Mattias obtint une mutation. Cette mutation ne laissait pas le choix à Mattias, c’était la porte ou Brême, au nord de l’Allemagne. Il fut contraint de partir avec Leifur, alors âgé de 3ans.

Les nouvelles s’enchainaient et Leifur ne bougeait toujours pas, comme pétrifié par ce reflux de mémoire qui lui glaçait le cerveau. Néanmoins, il arrivait à se souvenir d’un avion qui décollait dans le froid sur une piste très longue.

Magnus poursuivit, il savait ce que venait de voir Leifur dans sa tête. Il lui révéla que cette piste était en effet celle de Akureyri et que cet avion était en effet celui qui menait à Brême et qu’en effet il faisait très froid ce matin là. Leifur voulait faire taire cette peluche mais ses lèvres ne se décollaient pas, sa langue battait dans le vide. Leifur savait que Magnus allait lui dire quelque chose d’important et qu’il ne voulait pas entendre mais il ne savait pas quoi. Ainsi, l’ourson continua lui racontant que cet avion qui avait décollé sur la piste d’Akureyri par cette matinée glacée n’avait jamais vu la piste de Brême. Le vol 564 s’était abîmé en Mer du Nord à quelques kilomètres à peine des côtes allemandes. On comptait 96 morts et pas plus de 22 survivants. Parmi les survivants il y avait Leifur. Il y avait aussi Joanna. Mais Mattias n’avait pas survécu à ses graves blessures. Cette tragédie brisa le cœur de Leifur que Magnus avait vu, peu à peu, se renfermer sur lui-même. Joanna et son fils allèrent tout de même à Brême pour construire une vie nouvelle. Joanna enchaînait les petits boulots et Magnus pensait encore voir son père revenir d’un jour à l’autre.

Pour ses 4 ans, Leifur était seul chez une amie de sa mère. Cette dernière travaillait durement pour le nourrir et n’avait pu se libérer pour fêter l’anniversaire de son seul morceau de famille. Elle était arrivée tard le soir avec une pâtisserie et elle lui annoncé qu’elle devait le présenter à quelqu’un. Tout de suite Leifur avait espéré revoir son père mais cette pensée s’envola vite quand il vit arriver un grand homme ténébreux aux yeux et aux cheveux noirs qui ne lui inspirait rien d’autre que de la peur. Leifur s’était encore plus isolé du reste du monde et n’intéressait plus à rien. Le nouveau déménagement qui allait suivre n’allait pas arranger la situation du pauvre enfant. En effet, Joanna avait décidé de suivre son nouvel ami à Hambourg pour s’installer chez lui. Le 23 septembre 1942 ils s’installèrent ensemble dans cette ville et enfin elle pouvait consacrer du temps à son enfant qu’elle avait longtemps laissé à part mais celui-ci rejetait sa propre mère.

Leifur était effaré devant de telles révélations et s’en voulait énormément d’avoir fait du mal à sa propre mère. Son cœur balançait entre regret et colère puis il tomba par terre, sans force, vidé de toute pensée, de tout sentiment.

La peluche ne s’arrêta pas pour autant et révéla que de longs mois avaient passé, autant pour Leifur que pour sa mère. Et cette situation de tension et de rejet dura jusqu’à une date précise : le 25 juillet 1943.

 

Ce jour là, c’était le début le début de l’opération Gomorrhe sur Hambourg. Joanna et son compagnon voyant durant cette journée des dizaines de bombes tombant du ciel avaient pris peur mais Joanna voulait rester là, de peur de tout perdre encore une fois. L’ourson en peluche dit aussi à Leifur que durant tout ce temps l’enfant n’avait cessé de lui faire part de ses états d’esprits mais même quand Leifur ne parlait pas, Magnus comprenait tout. Les jours suivants, Leifur restait au lit, serré contre sa peluche, son gardien. Le 3 août, date des cinq ans de Leifur, les bombardements redoublaient d’intensité et arrivé à la tombée du jour, alors que la plupart des voisins étaient partis ou déjà morts, une bombe s’abattit dans le jardin, puis une autre devant la maison puis une dernière traverse le salon et la cuisine, où elle explosa violement. Rien à voir avec tout ce que Leifur avait vu dans sa jeune vie. Il fut projeté par le souffle contre le mur. Par chance il était éloigné du cœur de l’explosion et il était déjà dans son lit contre la paroi. Il sentit une douleur atroce dans sa mâchoire et dans sa cheville droite. Mais le pire était le bourdonnement qui ne s’arrêtait plus dans ses oreilles, cela le brulait et il se tordait de douleur tellement celle-ci était intense. Leifur rampa jusqu’au salon, ce qui lui prit une quinzaine de minutes et là il s’était figé devant le corps inanimé du grand ténébreux mais surtout devant celui de sa mère. Elle avait un éclat de bombe gros comme un plat enfoncé dans la poitrine. Leifur n’en pouvait plus de voir cela et réussit à sortir de la maison par la porte où plutôt par l’endroit ou il y avait eu une porte autrefois. Leifur s’évanouit quelques dizaines de mètres plus loin, et se réveilla découvrant le visage d’une femme et ne souvenant absolument pas de ce qui venait de se passer. Le reste de l’histoire, Magnus dit à Leifur qu’il la connaissait mieux que lui.

Magnus le rêveur se réveilla, ne sachant pas s’il avait vraiment eu des souvenirs ou si ce rêve était un pur fruit de son imagination.

Il ne savait toujours pas qui il était.

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Published by Maxime - dans Sylvie GERMAIN
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Ce blog est un espace de lecture, d'écriture, de création,
autour des romans ayant obtenu le Prix Goncourt des Lycéens ces dernières années.

Il est l'oeuvre des élèves de différentes classes de l'Académie de Rennes
engagés dans l'étude d'un roman d'aujourd'hui :

http://blogs.mollat.com/litterature/files/sylvie-germain.jpg
SYLVIE GERMAIN, Magnus
(Prix Goncourt des Lycéens 2005)



LEONORA MIANO, Contours du jour qui vient
(Prix Goncourt des Lycéens 2006)


PHILIPPE CLAUDEL,
Le rapport de Brodeck
(Prix Goncourt des Lycéens 2007)

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