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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 00:00

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Croyez vous un simple ourson en peluche soit doté de la pensée, doté de ce que les humains appellent une conscience???

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Une enfant eut un 23 janvier 1929 pour son dixième anniversaire des boucles d’oreille en forme de renoncule. C’est à ce moment que commence mon histoire.

L’enfant chérissait tellement ses boucles d’oreille (bien qu’elles ne soient qu’en cuivre), elle leur portait un tel amour qu’elle avait peur de les rayer. Un jour en rentrant de l’école elle me trouva assis tout seul sur un banc attendant que quelqu’un me remarque. Elle me prit dans ses bras.

J’étais tellement engourdi par le froid que je ne me rappelais plus mon ancien maître, je ne me rappelais plus d’autre chose que le froid. Alors quand elle me mit dans sa poche pour me ramener chez elle je me laissais aller, je m’endormis.

Elle me réveilla très tard dans la nuit pour me regarder plus en détail.

J’avais une peau toute douce et ferme,mon oreille n’était pas encore roussie à cette époque là j’étais encore le magnifiquement beau Magnus. Mon nez par contre a toujours été un peu gros je trouve mais cela n’est pas très grave revenons à mon histoire.

Alors je disais elle me réveilla en me gratouillant le ventre. Elle me demanda mon prénom, comme seule réponse je ne pus que la regarder les yeux hagards. La petite se démena pour m’en trouver un qui m’aille bien. Plus de 3 heures était passé je m’endormis me dit plus tard ma petite maîtresse. Elle me mit une vieille couverture bariolée qui était un peu trop grande pour moi dessus était écrit un nom (celui de son « frère » m’expliqua t’elle un jour).

En effet elle avait un frère que je n’ai jamais connu malheureusement, il s’appelait Magnus. Ma petite protégée décida donc de m’appeler ainsi. Pendant 10 ans encore elle prit soin de moi mais un jour quelque chose lui parasita le ventre, il se mit à enfler, il grossit j’avais peur pour elle mais elle n’avait pas l’air de le comprendre. Tout le monde autour d’elle était heureux, un jour je ne la vis plus, elle était partie… Je crus qu’elle m’avait laissé aussi tout comme mon ancien maître.

Un jour pourtant elle rentra dans sa chambre elle était toute dégonflée elle se jeta sur le lit et quand elle me vit assis sur sa petite table de nui parmi des boucles d’oreilles et d’autres bijoux en tout genre, elle se mit à rire mais pas n’importe quel rire un rire de pure joie, de bonheur, de bonne humeur, d’amour juste. Elle me prit dans ses bras me fit tout plein de bisous partout et de caresses.

Soudain un homme entra il était grand avait de beaux cheveux frisés en bataille et dans ses bras il tenait une petite chose toute rose qui gigotait dans tous les sens en poussant de etits cris. Je pensai donc que pendant son absence ma maîtresse m’avait remplacé. C’était en quelque sorte cela m’expliqua t’elle la nuit suivante. Je m’endormis.

Quand je me réveillai, je ne voyais plus la vie, les choses de la même couleur tout était plus clair, plus doux, plus beau. Je pris plusieurs jours à en découvrir la raison mais je la découvris.

Un jour que ma petite protectrice se promenait dans la maison pour monter toutes les belles choses au petit truc rose qui pousse des cris, elle passa devant un miroir et là je vis mes yeux. Ils avaient une forme de fleur très très rigolote. Grâce à ces nouveaux yeux, j’avais découvert la vie. Chaque grain de poussière avait une couleur différente, chaque personne de ma petite famille irradiait d’une onde de couleur dorée. Plus particulièrement la petite chose rose.

Trois ou quatre années (je n’ai pas une très bonne représentation du temps) plus tard, ma petite famille décida de partir je ne saisis pas du tout pourquoi mais je les suivis un petit voyage ne fait pas de mal.

Quelques mois plus tard on arriva dans une immense ville toute détruite. La tension avait monté dans le groupe sans que je comprenne pourquoi.

Je ne me rappelle plus grand-chose de cette époque à part le moment le plus triste de ma vie. J’étais caché dans le creux des bras de ma protectrice. Une énorme cacophonie nous entourait, des sifflements, des explosions, des cris des pleurs, c’était insupportable...

Ma maîtresse pleurait parce qu’elle avait perdu l’homme qui nous suivait. Je pense qu’elle pleurait sûrement car maintenant elle devait s’occuper seule de la petite chose qui criait.

Deux ou trois jours se passèrent encore avant le drame. Et quel drame ...

Un oiseau de feu tomba du ciel dans un cri aigu et entama une danse mortelle avec ma maîtresse elle partit rejoindre l’autre homme je suppose mais elle nous abandonna moi et la petite chose rose dans les décombres de la ville. De plus j’y ai moi-même laissé un bout de mon oreille.

La petite chose rose se cramponna désespérément à moi pendant plusieurs mois.

On nous amena tous les deux dans un endroit rempli de petites choses ça grouillait comme des asticots. On y passa quelque mois jusqu'à ce que l’on nous présente une bonne femme aguichée de boucle d’oreille de diamant. Elle examina mon jeune maître puis alla parler avec une dame puis nous emmena tous les deux dans une grande grande maison.

Elle essaya de nous séparer mais je n’avais pas envie de laisser ce petit homme qui commençait à avoir la même apparence que le malheureux homme disparu de mon ancienne maîtresse.

Elle continua comme ça pendant des années l’endoctrinant, essayant de prendre la place de son ancienne mère. Elle n’y réussit jamais vraiment.

Je me réveillais un jour, on était plus dans la maison il y avait plein de monde sur les routes mon jeune propriétaire me rassurait le soir il me chuchotait de magnifiques histoires qui me remontaient le moral. Et ça continua ainsi pendant deux ans, un peu moins je croie. Toujours est il qu’un jour cette vilaine bonne femme m’attrapa me décousit mes yeux et à la place, elle me mit ses affreuses boucles d’oreilles en diamant qu’elle avait le jour où elle est venue nous chercher dans l’endroit rempli de petites choses.

Après m’avoir recousu ces yeux affreux, elle m’enferma dans une valise. Ce moment a été très difficile pour moi. Quand mon maître me réveilla et qu’il eut vu mes yeux il me les couvrit avec l’écharpe que j’avais autour du cou et m’enferma dans une armoire pendant très très longtemps.

Alors j’ai pleuré, pleuré pendant tout le temps où je suis resté enfermé...

Quand il rouvrit l’armoire (c’était juste avant de repartir encor une foi pour un voyage) il me retira mon écharpe me retira les affreux yeux et me recousis ces pétales si chers à mon cœur.

Les années qui suivirent, je n’eus plus très grand intérêt pour mon maître qui petit à petit devint vieux je servis une fois je crois comme décoration sur une table.

Au moment où je vous parle, je suis assis sur l’étagère d’une petite fermette en France je crois, je ne suis plus vraiment entier des petits être gris aux grandes oreilles roses m’ont grignoté le bout des pattes arrières.

Je sens que je vais bientôt pouvoir aller rejoindre ma précieuse maîtresse à l’endroit où elle est partie...

 

Je suis désolé pour le manque d’information mais si j’ai bien une conscience je ne sais pas lire et je ne peux parler qu’à la personne qui s’intéresse vraiment à moi, à la personne qui me témoigne de l’amour c’est pour cela que je ne connais pas vraiment le tout début et la toute fin de mon histoire.

 

 ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………à vous de voir...

 

 

   

 

 

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Published by Florian - dans Sylvie GERMAIN
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SYLVIE GERMAIN, Magnus
(Prix Goncourt des Lycéens 2005)



LEONORA MIANO, Contours du jour qui vient
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PHILIPPE CLAUDEL,
Le rapport de Brodeck
(Prix Goncourt des Lycéens 2007)

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