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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 05:57

«  Magnus voudrait se lever, mais il n'y parvient pas. Il se sent cloué au sol par une douleur qui brûle dans sa hanche. Il appelle Peggy, recroquevillé dans le caniveau. Il se traîne jusqu'à  elle en rampant. Des gens sortent de l'immeuble et accourent vers eux, il ne distingue que des pieds autour de lui, au loin retentit une sirène de police, ou d'ambulance. Il tend la main vers Peggy, touche ses cheveux. Ils sont mouillés et rougissent le bout de ses doigts. Des voix parlent au-dessus de lui, mais il ne comprend pas ce qu'elles disent, il n'écoute que le souffle chuintant de Peggy. Leurs visages sont tout proches. «  Tim ?... » murmure-t-elle ; son ton est à la fois plaintif et interrogatif. »


 

Fragment 24 de Magnus

 

Chanson choisie pour ce passage :


How Could This Happen to me de Simple plan

 

Je trouve que cette chanson est adapté au passage. En effet, le passage en lui même est très émouvant car nous découvrons en même temps que Magnus la gravité de l'accident. La chanson est aussi très touchante, elle parle d'un accident, elle aussi mais simplement la mélodie peut attirer les larmes alors quand on y ajoute les paroles... Par exemple, si je traduis la chanson, cela donne : « Je ne peux pas supporter la douleur , Je ne peux pas la faire disparaître » , ce qui correspond au début du passage. Finalement, si on lit ces quelques phrases avec ce fond de musique, l'émotion est accentué et la force des mots devient plus grande.

 

 

 

 

 


 

«  Quelque chose entre lui et ce lien, entre lui et ce moment en marge du temps. Et ce qui conspire en lui ébranle sa mémoire, la désamarre et peu à peu la fait tourner, puis le tournoiement s'accélère.

Des milliers d'images filent à rebours devant ses yeux, comme un mourant voit fulgurer tout son passé.

 

La chaleur est intense, il marche depuis des heures. Son ombre s'est rétrécie, condensée - une flaque noire au bout de ses chaussures. Il n'a pas dormi, rien mangé depuis la veille, ses forces le lâchent d'un coup. Il s'assied au bord d'un champ, sur un talus pelé. Le soleil tape aussi dru qu'il est haut perché. Il s'allonge sur le sol, pris de vertige.

[ … ] Mais non, l'espagnol n'est pas la langue de cette terre, elle n'est pas originelle, elle est venue s'y plaquer il y a juste une poignée de siècles, par la violence des armes. Une langue plus ancienne gémit sous les pierres, la poussière. La langue des vaincus, demeurée coriace, rebelle.

[ … ]

[ … ] Chant d'ivresse, de désolation et de pugnacité. Chant des vivants bêtes et hommes. »


Fragment 11 de Magnus


Morceau choisi : Adiemus

 

Je trouve que cette musique correspond à ce passage. En effet, le rythme, en fond, me fait penser à un rythme de pas, après des heures de marche, où l'on sent le difficulté du mouvement avec tant de fatigue. Le chant me fait penser à ces voix qui le poussent à accomplir ces actes. De plus, les chants sont en langue ancienne ce qui donne cette impression que des âmes le suivent. Ces voix de femmes donnent une sensation d'espoir malgré de réelle tristesse. Quand plus tard, il y a le solo de la flûte, on peut penser qu'elle guide Magnus. En conclusion, cette chanson vient accompagner Magnus dans sa solitude.

 

 


 

 


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Published by Romane - dans Sylvie GERMAIN
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Ce blog est un espace de lecture, d'écriture, de création,
autour des romans ayant obtenu le Prix Goncourt des Lycéens ces dernières années.

Il est l'oeuvre des élèves de différentes classes de l'Académie de Rennes
engagés dans l'étude d'un roman d'aujourd'hui :

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SYLVIE GERMAIN, Magnus
(Prix Goncourt des Lycéens 2005)



LEONORA MIANO, Contours du jour qui vient
(Prix Goncourt des Lycéens 2006)


PHILIPPE CLAUDEL,
Le rapport de Brodeck
(Prix Goncourt des Lycéens 2007)

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